RDC : 11 EXIGENCES DU SYNAMED AU GOUVERNEMENT POUR ÉVITER QUE  2026 NE DEVIENNE UNE ANNÉE DE PERTURBATION DE LA PAIX SOCIALE
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Le gouvernement congolais a intérêt à répondre positivement et avec promptitude aux exigences des médecins des services publics en général, et du SYNAMED en particulier, afin de faire de l’année 2026 une année différente de 2025, qualifiée de difficile en raison de l’aggravation de la misère et des défis existentiels des médecins , sous le regard jugé méprisant des autorités publiques.


Ces propos émanent du Bureau exécutif national du SYNAMED, exprimés par son Secrétaire Exécutif National national, le Professeur John Senga, ce mardi 12 janvier 2026, lors d’un face-à-face avec la presse au siège du syndicat, situé dans la commune de Kasa-Vubu.


Contrairement à l’année précédente, qualifiée de triste mémoire, l’année 2026 sera celle de tous les enjeux. D’où l’appel lancé à l’unité des intelligences, des moyens et des forces pour restaurer la dignité et la respectabilité de la blouse blanche, a déclaré le Professeur John Senga.


Parmi les principales recommandations figure la convocation régulière des travaux de la commission interministérielle chargée de l’examen du cahier des charges des médecins des services publics de l’État, en vue de mettre fin au paiement tardif des rémunérations. Le SYNAMEd exige également la prise en compte des revendications spécifiques des médecins évoluant au sein des FARDC, de la Police Nationale congolaise, ainsi que dans l’Enseignement supérieur et universitaire.


Le syndicat attend, dès le premier trimestre de cette nouvelle année, la rémunération des médecins promus depuis quatre à six ans, ainsi que la mise en place d’une protection maximale des médecins en mission, en particulier dans les zones à risques.

Cette exigence vise à mettre un terme aux assassinats de médecins, parfois perpétrés pendant l’exercice de leurs fonctions.
La convocation des États généraux de la santé a également été recommandée lors de cette première sortie médiatique du Bureau Exécutif National , afin de résoudre les graves problèmes administratifs et les dysfonctionnements qui gangrènent un secteur de la santé abandonné à son triste sort, au vu et au su des autorités compétentes.
Pour le premier syndicat des médecins, cette mesure permettra de mettre fin au problème récurrent du déploiement et de l’affectation des médecins, actuellement concentrés dans les grandes villes, au détriment des zones rurales et enclavées.
L’intégration de la prime complémentaire dans la rémunération de base, ainsi que la poursuite de l’alignement et de la mécanisation trimestrielle des médecins, ont également été soulignées. Les autorités du pays ont été averties qu’elles porteront l’entière responsabilité en cas de non-respect de ces recommandations, parmi lesquelles figure aussi l’accompagnement consulaire des médecins congolais exerçant notamment au Kenya.
Il est inadmissible que le gouvernement congolais ne respecte pas ses engagements, a rappelé le Secrétaire général du Bureau National, qui exhorte l’Exécutif National à créer des conditions socio-professionnelles et psychologiques optimales pour les médecins.
Par ailleurs, l’inefficacité dans l’application du projet de la Couverture santé universelle (CSU) a été vivement déplorée par le SYNAMED, en raison de la non-intégration des médecins, pourtant acteurs clés de ce programme social ambitieux du chef de l’État Félix TSHISEKEDI.
Attaché au dialogue, le doyen des syndicats du secteur de la santé a lancé un dernier avertissement au gouvernement en général, et à la Première ministre Judith Suminwa en particulier, afin que soit pris en compte un nouveau cahier des charges actualisé, au risque de plonger le pays dans des situations aux conséquences incalculables.
La Rédaction

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