Kinshasa asphyxiée : Lambert Mende alerte sur une capitale livrée au chaos et à la mort lente
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Dans une tribune sans fard, le député national Lambert Mende Omalanga dresse le constat implacable d’une Kinshasa défigurée par le désordre, l’incivisme et l’abdication de l’autorité publique. Chaussées éventrées, emprises publiques confisquées, marchés-pirates, circulation anarchique, urbanisation suicidaire : la capitale congolaise, miroir grossissant des dérives nationales, est devenue une ville cruelle, étouffante et dangereuse pour ses habitants. Pour Lambert Mende, il ne s’agit plus de simples dysfonctionnements, mais d’une crise vitale, fruit d’une gouvernance déficitaire où l’État a renoncé à imposer la norme. Entre responsabilité politique, faillite institutionnelle et urgence d’une thérapie de choc, cette analyse sonne comme un réquisitoire sévère et un appel pressant à sauver Kinshasa avant l’irréversible.

Ci-dessous, découvrez l’intégralité de la tribune 👇
                                         

RDC : QUAND LAMBERT MENDE DONNE RAISON A ENQUETENEWS.INFOS              KINSHASA ASPHYXIÉE : LAMBERT MENDE ALERTE VERSION 3
La rue de tout le monde et de personne

Le gouvernement central devrait sortir de sa torpeur et entreprendre avec l’autorité urbaine une action décisive tendant à éradiquer cette propension à tolérer que des particuliers se débarrassent impunément de toutes sortes de déchets sur la chaussée, dans les caniveaux de drainage des eaux usées. En effet, la propension à considérer qu’au-delà des résidences privées s’étendent des lieux de non-droit et à transformer le «balabala ya l’État» en un emplacement où chacun peut entreprendre ce que bon lui semble, notamment des activités récréatives ou lucratives déstructurées constitue une réelle menace existentielle. Elle procède d’une mentalité purement animale que personne jusqu’aux temps présents ne parvient à extirper du cosmos intérieur des kinois.

Des ‘’sauts de mouton’’ (viaduc) nouvellement inaugurés pour fluidifier le passage vers l’aéroport de N’djili, servent de parking, de points d’étalage de marchandises et de débits de boissons pour des vendeurs irréguliers qui ‘’s’arrangent’’ à qui mieux mieux avec des agents de l’ordre. Au milieu de ce charivari, tout le monde est pressé, du voyageur désireux d’attraper un vol au taximan soucieux de conduire ses clients à destination en passant par le piéton qui saute imprudemment par-dessus la barrière de protection isolant la voie rapide.



Il appert assez clairement que les défis qui assaillent la capitale de la rd Congo ne sont pas exclusivement liés à la modicité des moyens budgétaires affectés aux travaux d’infrastructures destinés à fluidifier la mobilité dans la capitale. L’imposition du simple respect des normes est de nature à régler significativement la question. 

L’absence de l’autorité de l’État ici réduit à néant la saine ‘’peur du gendarme’’ qui, dans toute entité gouvernée, pousse le citoyen à respecter les lois et règlements.

Seule l’anticipation d’une sanction, positive ou négative, en réponse à une action ou omission de quelle que nature que ce soit, est susceptible de promouvoir efficacement des comportements vertueux.  Se confirme ainsi l’axiome selon lequel «il n’existe pas de mauvaises troupes, il n’y a que des mauvais chefs». Certes, les kinois se signalent souvent par des attitudes et des comportements qui défient la salubrité et l’urbanité. Mais le vrai problème réside dans la réponse, ou plutôt dans l’absence de réponse, des technostructures étatiques face à ces indécences.

L’inaction des détenteurs de l’autorité est en elle-même un challenge quasi infranchissable.

Hon. Lambert MENDE OMALANGA

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