RDC : LA MILICE MOBONDO, ENTRE POSITIONNEMENT POLITIQUE ET DANGER POUR LA JEUNESSE
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Active depuis trois ans, la milice Mobondo évolue lentement mais de manière très dangereuse. Partie du territoire de Kwamouth en 2022, à la suite d’un conflit lié à une redevance coutumière entre les communautés Teke et Yaka, elle a atteint, deux ans plus tard, l’ensemble du Grand Bandundu. La déception est totale et l’inquiétude grande de constater que cette milice, qui tend à se transformer en rébellion et à mettre en danger le siège des institutions du pays avec le concours de mouvements rebelles de l’Est, devient également un outil de positionnement politique et de commerce.
Quand trouvera-t-on une solution définitive pour cette milice, qui endeuille quotidiennement la population civile, déstabilise le fonctionnement des provinces et perturbe le système éducatif national ? Au lieu de laisser l’armée agir pour éradiquer définitivement cette menace, le gouvernement fait souvent appel à des individus ,  leaders locaux ou membres de l’Exécutif ,  pour négocier des accords dont la légitimité est discutable, entraînant une répétition des crises.
En 2024, l’ancien Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Peter Kazadi, a organisé une cérémonie de signature des accords entre les communautés Teke et Yaka, promettant de mettre fin au conflit. Malheureusement, certains acteurs continuent de nourrir ce conflit, parmi lesquels Fabrice Minikongo, dit Zombie, démasqué quelques années plus tard et aujourd’hui incarcéré à la prison de Ndolo.

Combien de temps faudra-t-il encore pour que l’armée loyaliste puisse agir et en finir une fois pour toutes ? L’expérience des opérations Sokola 1 et 2 dans l’Est montre que la concentration des moyens et d’une seule opération militaire peut être efficace, contrairement aux tentatives fragmentées observées dans le Grand Bandundu.
Il est donc urgent de
donner des moyens conséquents aux FARDC pour traquer les miliciens Mobondo sans implication politique .
Sensibiliser la population par des canaux militaires appropriés pour dénoncer les méfaits de ce groupe.
Aujourd’hui, le ministre délégué à la Défense, Eliezer Ntambwe, a lancé des actions d’éclat dans le Mai Ndombe.

Quelques miliciens Mobondo ont été désarmés et ramenés à Kinshasa pour intégrer l’armée. Mais combien de fois cela a-t-il été fait ? Pour quel résultat ? Combien d’armes ont réellement été rendues ? Quel est le pourcentage réel de succès de ces opérations ?
Il est grand temps de mettre fin au positionnement politique de certains acteurs qui exploitent ces crises pour apparaître comme des sauveurs éphémères aux yeux de l’opinion. Comme l’a souligné un acteur politique majeur sur les médias étrangers, le véritable problème de la RDC reste les hommes politiques. 
Affaire à suivre…
La Rédaction

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