Si la sécurité des personnes et de leurs biens reste la mission sacrée de l’État, à travers les autorités en charge de ce secteur, une certaine opinion craint que cela ne soit plus vraiment le cas à Kinshasa où la population semble délaissée à elle-même avec des autorités qui donnent l’impression elles aussi d’être dépassées face à une situation qui pourtant laissent paraître pourtant des méthodes et modes plutôt similaires et classiques de criminalité tant ces cas de kidnapping se font avec de grosses demandes des rançons avant la libération des victimes.
Deux jours ne passent plus avant sans voir des familles,


proches et connaissances tomber victime de ce phénomène. Et comme si cela ne suffisait pas, les ravisseurs récurrent depuis quelques temps aux réseaux sociaux avec des images de tortures des victimes destinées à mettre plus des pression au niveau des familles et proches en vue de leur faire parvenir la rançon au plus vite.
À se demander si l’arsenal technologique dont dispose la RDC ne doit pas servir à autre chose que de traquer ceux qui complotent contre le pouvoir en place. Il serait interressant de mettre à profit des services d’intelligence pour démasquer ces malfrats et mettre la main sur tous ces réseaux des malfaiteurs.
Des derniers cas en date on peut citer celui de Madame Nahomie Kayi, mère de deux enfants. Habitante de la commune de Ngiri Ngiri. Elle a été enlevée le mercredi 4 février dernier alors qu’elle se rendait au marché. Quelques jours après sa disparition, les ravisseurs ont publié des photos la montrant bouche et yeux bandés, les mains ligotées, avant d’exiger une rançon de 10 000 dollars sous peine de lui ôter la vie. Après négociation, la somme a finalement été versée, et la victime a été retrouvée vivante dans la commune de Makala le vendredi 6 février.

D’autres cas similaires illustrent l’impuissance du système sécuritaire et l’incompétence du ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani. Le 29 janvier, Anderson Twejaba, habitant du quartier Kingabwa dans la commune de Limete et étudiant à l’Université de Kinshasa, a été kidnappé avant que sa famille ne verse la rançon. Pierre Bisoka, ancien étudiant de l’UPN, habitant du Camp Badiadingi, a également été victime d’un enlèvement le 24 janvier 2026, et des images de mauvais traitements diffusées par les ravisseurs sur les réseaux sociaux le montraient à moitié nu. Comme pour les autres cas, une rançon a été versée pour obtenir sa libération.
Si l’on continue avec les cas récents recensés par notre rédaction, l’article ne s’arrêterait pas là. D’où la question pour l’opinion publique : combien de cas de kidnapping, aux côtés des autres crimes, faudra-t-il encore compter pour que le gouvernement protège réellement la population kinoise ?
En plein siècle du développement technologique, comment la RDC, qui prétend être à la pointe de la technologie numérique, peut-elle être incapable de localiser, à travers les sociétés de communication, les auteurs de ces actes qui négocient en toute quiétude des sommes à verser et les canaux de paiement ? Pourquoi la lutte contre les réseaux criminels au moyen de la géolocalisation reste-t-elle impossible ?
La Rédaction

