Le secteur de la santé risque de connaître des perturbations avec une grève sèche des agents et cadres dans les jours à venir, a alerté Jean – Fidèle Boyoo, coordonnateur national de l’intersyndicale nationale du secteur de la santé.
À l’occasion du dépôt d’une correspondance à la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, le lundi 16 février dernier, dénonçant le non-respect des engagements pris par le gouvernement en faveur du secteur de la santé, Jean Fidèle Boyoo n’a pas hésité à rappeler les points à la base de la tension actuelle.

Jusqu’à ce jour, la plupart des banques payeuses n’ont pas encore versé les salaires des agents et cadres du secteur de la santé, alors que la Banque centrale avait déjà mis à leur disposition les fonds y relatifs. D’où la nécessité, selon lui, pour le ministre des Finances de taper du poing sur la table afin d’exiger le paiement effectif des salaires, un mois pour les uns et deux pour les autres.
Un autre engagement non tenu concerne le paiement de la paie complémentaire T4 2025. À ce sujet, Jean- Fidèle Boyoo dit attendre la concrétisation de la promesse de Doudou Fwamba concernant le paiement au cours de cette semaine, au risque de voir l’intersyndicale passer à la vitesse supérieure, au regard de la tension qui règne dans le secteur.
Par ailleurs, l’intersyndicale, par le biais de son Coordonnateur , demande au vice-Premier ministre en charge du Budget d’intégrer la paie complémentaire dans le salaire dès ce premier trimestre 2026, conformément à la promesse du gouvernement Judith Suminwa.
Le ministre de tutelle a également été rappelé à l’ordre pour son attitude jugée attentiste face aux multiples problèmes du secteur de la santé, notamment l’alignement des agents et cadres pour la mécanisation et les primes. Cela nécessite, selon l’intersyndicale, une collaboration étroite avec ses collègues de la Fonction publique et d’autres ministères concernés.
À cette liste s’ajoute la régularisation des actes administratifs, parmi lesquels les promotions en grade et la situation des agents sous statut.
Enfin, Jean Fidèle Boyoo dénonce avec la dernière énergie la non-intégration du syndicat du secteur de la santé dans le fonctionnement du projet de couverture santé universelle. Selon lui, les organes de gestion de ce projet s’organisent pour mettre à l’écart les structures syndicales, pourtant indispensables à la bonne marche de cette initiative.
Pour le coordonnateur national de l’intersyndicale du secteur de la santé, il est temps que le gouvernement rectifie le tir afin de ne pas exposer davantage la population congolaise.
La Rédaction

