RDC/ESU-NC À PARIS, LA MINISTRE RAÏSSA MALU RESSUSCITE LE PROFESSEUR MALU WA KALENGA AU SOMMET MONDIAL SUR L’ÉNERGIE ATOMIQUE
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Une soixantaine de pays, des dizaines d’ industriels ainsi que des organisations internationales spécialisées se sont réunis  à Paris le 10 mars dernier à l’occasion du deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire. Une rencontre importante qui n’a pourtant pas fait beaucoup des bruits.
La délégation de la République Démocratique du Congo qui a pris part active à cette rencontre visant à promouvoir le nucléaire civil à été conduite  par la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu.
La représentante du Chef de l’Etat à ce sommet a présenté les ambitions du pays à renforcer ses capacités en ce domaine en s’inscrivant dans la continuité d’un héritage légué par le travail visionnaire déjà  initié à l ‘époque par un certain professeur Malu wa Kalenga, père de l’actuel ministre Malu, docteur en physique nucléaire. Comme quoi Il est des relances qui dépassent les simples enjeux techniques pour toucher à quelque chose de plus profond. Celle du nucléaire congolais en fait apparemment partie. Une belle histoire de famille au service de la nation.
Pour la petite histoire, la capitale du Zaïre abritait jalousement sur la colline très inspirée du Mont Amba le Centre Régional d’Études Nucléaires de Kinshasa avec le professeur Malu qui incarnait l’ambition claire de doter le pays d’une véritable expertise nucléaire, tournée vers la recherche, la médecine et les usages pacifiques. À travers la formation de cadres et l’exploitation de certaines infrastructures comme le réacteur TRICO , le pays  fut l’un des pionniers africains du nucléaire civil. Le Zaïre d’hier a ainsi pu écrire ses premières pages dans l’exploitation de l’atome pour le progrès scientifique et humain.
Une expérience qui doit permettre  aujourd’hui à la RDC de poser les bases d’un projet scientifique structurant à l’échelle du continent dans le contexte de nouveaux défis énergétiques.
La RDC compte pour s’y faire : aligner ses installations sur les standards internationaux en matière de sûreté, sécurité et transparence, développer les applications pacifiques du nucléaire pour le développement humain par la mise en place des programmes  pour renforcer la médecine nucléaire et la radiothérapie, ainsi que les usages industriels et agricoles des technologies nucléaires. Des applications qui représentent un instrument concret de progrès social pour un pays confronté à de grands défis sanitaires et alimentaires.
Pour toutes ses raisons la misistre Malu à réitèré au sommet de Paris la volonté de la RDC de faire du CREN-K  un hub régional de formation pour l’Afrique centrale capable de produire des ingénieurs, physiciens et spécialistes de la sûreté nucléaire afin de soutenir le développement des compétences locales et régionales.
Pour y arriver, la RDC  prôné également une coopération internationale fondée sur la responsabilité, le respect mutuel et la rigueur scientifique. D’où l’engagement pris de travailler avec les États, institutions internationales et partenaires industriels pour construire « un modèle africain responsable du nucléaire civil ».
Michel KAYAK

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