AFFAIRE BALANGANAYI : LE SYNAMED INTERDIT TOUTE INGÉRENCE POLITIQUE ET EXIGE UN JUGEMENT IMPARTIAL
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Le Syndicat national des médecins (Synamed) a tenu un point de presse ce lundi 30 mars, dans le contexte des poursuites judiciaires en cours contre un médecin du service public de l’État. Devant la presse, le secrétaire général du Synamed, John Senga, est revenu sur l’affaire impliquant le médecin David Balanganayi et sur le décès de Nicole Muanda, deux incidents majeurs survenus la semaine dernière.

Faisant allusion aux propos tenus par le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, selon lesquels il aurait donné instruction à l’Ordre des médecins de radier le docteur Balanganayi accusé, le Synamed affiche une posture claire : le syndicat fustige l’immixtion des politiques dans les décisions de l’Ordre des médecins.

Par ailleurs, le syndicat demande aux juges de trancher l’affaire sans la pression des politiques ni des réseaux sociaux. Son secrétaire général explique : « Dans cette affaire, aucune intention de nuire ne peut être retenue à l’encontre de l’équipe soignante. »

Le secrétariat général du Synamed relève un contraste entre l’attention accordée à l’affaire impliquant le médecin Balanganayi et le récent décès d’une médecin, Nicole Muanda, dans des conditions jugées obscures et suspectes.

« Pour ce deuxième incident, les politiques et la population ont décidé de fermer les yeux et de boucher les oreilles », s’insurge le Syndicat national des médecins.

Faisant d’une pierre deux coups, le secrétaire général du syndicat a révélé les conditions précaires des hôpitaux publics et les conditions socio-professionnelles inacceptables dans lesquelles vivent les médecins du secteur public en RDC.

Revenant sur les engagements gouvernementaux, John Senga regrette qu’en dépit des instructions données par le président Tshisekedi à la Première ministre pour échanger avec le Bureau national du Synamed sur des pistes de solutions pérennes, cette requête soit restée lettre morte huit mois plus tard.

Face à cette indifférence, le Syndicat national des médecins informe qu’il déposera, mardi 31 mars 2025, son cahier des charges auprès de la cheffe de l’exécutif national.

Osée Kabamba

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