Offrir aux fonctionnaires de l’État des garanties solides pour leur avenir après la retraite, tel est l’objectif du projet « Matérialisation de la revanche du sol sur le sous-sol : facteur bénéfice économique pour les agents et fonctionnaires de l’État » (MARSS-FBC). Au cours d’une cérémonie solennelle tenue ce vendredi 3 avril, au Centre interdiocésain de Kinshasa, son coordonnateur, Jean-Fidèle Boyoo, a livré une restitution de ce vaste projet.

Dans une atmosphère d’échanges nourris avec l’assistance, cette rencontre a pris une dimension stratégique avec la signature, côté congolais, d’une convention de collaboration avec l’Association des commerçants en bétail du Cameroun.
Représentant de cette Association des éleveurs camerounais, le professeur Mamoudou Bouba est revenu sur le bien-fondé de cette convention de partenariat stratégique pour les deux parties.
« Le projet MARSS a une vision, celle de voir les agents de l’État, après la retraite, entretenir des activités pastorales et agricoles, afin non seulement de sécuriser cette période post-retraite, mais également de cesser de voir des anciens fonctionnaires devenir des mendiants. Or, pour la partie camerounaise, il est question de trouver ici un point de chute par rapport à la vente », a précisé le professeur Bouba.
Au sujet de ce que va apporter cette convention stratégique avec l’Association des commerçants en bétail du Cameroun, le coordonnateur du projet, Jean-Fidèle Boyoo, explique : « Il y a l’échange d’expériences, l’accompagnement technique, mais ça c’est une convention au premier degré, c’est-à-dire la convention entre les organisations. Nous voulons, à la longue, qu’il y ait une convention des États, donc entre la République démocratique du Congo et le Cameroun. »
Par ailleurs, le coordonnateur du projet MARSS-FBC souhaite que le pouvoir politique s’approprie cette initiative en vue d’accompagner les agents et cadres du secteur public à la retraite.
« Nous sollicitons de la Première ministre la libération ou l’avancée de l’avant-projet de loi sur ce projet, comme nous l’avons déjà déposé. Et nous estimons que le chef du gouvernement fera de son mieux pour mettre ou soumettre à l’Assemblée nationale notre proposition », conclut-il.
Osée Kabamba

