RDC/COOPÉRATION : ARRIVÉE À KINSHASA  DES MIGRANTS EN PROVENANCE DES USA , CE QU’IL FAUT SAVOIR EN 6 POINTS
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Tout le monde en parle ,chacun y va de sa compréhension ça fait polemique , mais très peu des choses sont vraiment dites en détails au sujet de l’accord permettant aux migrants expulsés des USA de séjourner en Republique démocratique du Congo .


Que faut t-il alors savoir exactement ?


1.De la nature des concernés : L’arrivée à Kinshasa de migrants expulsés depuis les États-Unis ne concerne pas des citoyens américains, mais des ressortissants étrangers en situation irrégulière ou sous ordre d’éloignement dans le pays de l’Oncle Sam.

Il s’agit aussi des citoyens  indésirables ou  parfois difficilement renvoyables dans leurs pays d’origine.
Pour ce qui est de ce premier lot dont le nombre est  estimé à une quinzaine d’individus dont l’identité n’est pas devoilée. On sait que ce groupe est  composé principalement de ressortissants d’Amérique latine notamment de Colombie, du Pérou et  d’Équateur.

Le vol aurait fait escale au Sénégal et au Ghana avant la RDC.
Ils seraient logés temporairement dans un hôtel à Kinshasa sous encadrement.
Ils ne sont donc pas  des Américains.

il s’agit comme dit précédemment des demandeurs d’asile déboutés ; des migrants sans statut légal ; des personnes visées d’expulsion et de certains dont les pays d’origine rejettent le retour ou  tarde à coopérer pour se faire.


2. Du mode opératoire:
À propos du schéma observé par les USA  avec les Etas d’accueil, il faut savoir que les autorités américaines utilisent un système appelé expulsion vers pays tiers. il faut comprendre ici les pays  partenaires qui  acceptent  de recevoir provisoirement ces migrants la RDC rejoint ainsi une stratégie déjà testée avec plusieurs pays africains. Cette opération est le fruits des négociations discrètes dont on  maîtrise difficilement les détails conclus entre Washington et les  État d’ accueil.


3. Des  dispositions pratiques :
Le déplacement des migrants se fait par transfert aérien. Les migrants débarquent par vols spéciaux ou charters.

Leur  hébergement temporaire
à  l’arrivée  est assuré dans les hôtels,  centres de transit ou autres lieux surveillés.


4. De leurs futurs sorts :
À l’issue de leur séjour temporaires , il est prévu plusieurs issues possibles  dont  le retour volontaire ; le transfert vers un autre pays ou encore le prolongement du séjour temporaire et même d’une régularisation exceptionnelle.


5. Des expériences précédentes : Certains pays du continent ont déjà collaboré avec les USA dans ce domaine. On peut a ce titre citer, le Rwanda qui a confirmé cet accord avec les États-Unis pour recevoir jusqu’à 250 migrants expulsés. Kigali a expliqué vouloir même leur offrir une chance de reconstruire leur vie sur son territoire.
Les États-Unis ont déjà envoyé plusieurs groupes en Eswatini aussi avec un paiement de 5,1 millions de dollars pour accueillir jusqu’à 160 personnes Le Ghana, le Cameroun , l’Ouganda ainsi que la Guinée Équatoriale se sont aussi prêté volontiers à cet exercice.


6. Du cas de la RDC  et des enjeux pour les USA:
Plusieurs facteurs expliquent ce choix , notamment le rapprochement diplomatique de Kinshasa avec Washington; l’importance stratégique des minerais congolais, la volonté américaine d’élargir ses partenaires africains, la capacité d’accueil négociée politiquement.
Au finish, ce que gagne généralement le pays d’accueil même si les détails restent souvent confidentiels restent le soutien financier ;
l’aide logistique ; la coopération sécuritaire mais surtout les avantages diplomatiques.


Pour ce qui est des enjeux pour les USA en ce qui concerne la RDC, plusieurs analystes évoquent le rapprochement diplomatique avec Washington. Les gouvernements de deux pays étant actuellement dans un processus de  renforcement de leurs échanges. Une coopération basée aussi sur le fait que  les États-Unis s’intéressent fortement aux minerais critiques congolais (cobalt, cuivre, lithium indirectement).


Autre point important , l’ Influence régionale avec  Washington qui cherche à consolider son rôle dans la stabilisation régionale de la région des grands lacs.


Michel KAYAK

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