Déposée depuis le 13 avril dernier, la motion de défiance du député national de la majorité Présidentielle Laddy Yangotikala, élu de la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo, contre le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, sera débattue ce lundi 27 avril, selon un communiqué officiel du bureau de la chambre basse.

C’est dans un climat de tensions que cette initiative parlementaire sera analysée, plus de dix jours après son dépôt, un délai qui, selon l’auteur de la motion, viole le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette période d’attente pour son inscription à l’ordre du jour a donné lieu à diverses tractations, qui n’ont malheureusement rien donné. Alors que le député Laddy Yangotikala, auteur de la motion ayant recueilli plus de 50 signatures, accuse le bureau de bloquer le contrôle parlementaire, certains de ses collègues l’accusent, de leur côté, d’usage de faux.
C’est notamment le cas de la députée Mpembi Isomi Thérèse, qui parle d’une manœuvre frauduleuse, affirmant ne jamais avoir signé cette motion ni mandaté quelqu’un pour le faire en son nom.
Déterminé à aller jusqu’au bout de son action parlementaire, l’élu de Kisangani, qui affirme être victime de menaces et de pressions judiciaires, n’a pas cédé. Il se dit prêt à tout au nom du peuple, victime de l’insécurité croissante.
Membre de la majorité Présidentielle présidentielle, Laddy Yangotikala accuse le VPM de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, d’une gestion inefficace de la situation sécuritaire, tant à Kinshasa que dans les provinces, marquée par la recrudescence d’actes criminels, de kidnappings et autres violences.
C’est la Conférence des Présidents qui a finalement tranché en faveur de la programmation de cette motion de défiance, avec 34 voix pour, 4 contre.
Le sort de l’ancien secrétaire général du parti au pouvoir est désormais entre les mains des élus nationaux, appelés, à travers leur rôle de contrôle, soit à protéger la population exposée à l’insécurité, soit à soutenir le ministre en charge de l’Intérieur au nom de la solidarité politique.
A.M

