Devant les membres de la chambre haute du parlement mardi 05 mai , le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a réaffirmé devant le Sénat la suppression du « permis de culte », mesure qu’il juge dépourvue de base légale et qu’il attribue à son prédécesseur Constant Mutamba.

Dans son argumentaire , le patron de la justice congolaise rappelle que la liberté de religion, garantie par la Constitution, ne peut être soumise à aucune autorisation administrative. Et à lui de préciser que seule la reconnaissance légale des confessions religieuses, conformément à la loi de 2001 sur les ASBL, demeure d’application .
« J’ai ainsi dénoncé les frais imposés depuis juillet 2024, allant de 25 à plus de 100 dollars, perçus en dehors de tout cadre légal et assimilables à une imposition indue. Par ailleurs, j’ai annoncé la création d’une cellule de réception des plaintes et des mesures pour mettre fin aux pratiques irrégulières et renforcer les contrôles, dans un esprit de légalité, de transparence et de respect de l’État de droit. ».
D.N

