La Chaire Congolaise des Droits de l’Homme (CCDH), organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme et membre du Consortium des ONG des droits de l’homme de la République démocratique du Congo, a officiellement lancé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Kinshasa, une campagne nationale de sensibilisation et de plaidoyer intitulée « Freedom for Aubin MINAKU Ndjalanjoko ».

L’annonce a été faite par Maître Éloi Mubilansam, Coordonnateur national de la CCDH, à travers un communiqué de presse portant la référence CCDH/CN/02/JUILLET/2026.
Selon la CCDH, cette initiative intervient 172 jours après l’arrestation et la détention prolongée de M. Aubin MINAKU Ndjalanjoko, ancien Président de l’Assemblée Nationale. L’organisation estime que cette campagne vise à attirer l’attention des autorités compétentes sur la nécessité de garantir le respect des droits fondamentaux de l’intéressé.
La campagne poursuit plusieurs objectifs, notamment sensibiliser les pouvoirs publics à la protection des droits de M. Aubin MINAKU Ndjalanjoko, promouvoir le respect strict des procédures légales prévues par la Constitution, informer l’opinion publique sur les enjeux juridiques et humains de cette affaire, ainsi que plaider pour le respect de son droit à recevoir, sans entrave, les visites de sa famille, de ses avocats et de son médecin.
La CCDH rappelle que son action s’appuie sur la Constitution congolaise de 2006, telle que révisée en 2011, ainsi que sur les conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiées par le pays. Elle souligne également que l’article 215 de la Constitution confère aux traités internationaux régulièrement ratifiés une autorité supérieure à celle des lois nationales, conformément aux dispositions constitutionnelles.
Ce communiqué constitue le deuxième publié par la CCDH sur cette affaire, après celui référencé CCDH/CN/01 du 20 mai 2026.
À travers cette campagne, la CCDH réaffirme son engagement en faveur de l’État de droit, du respect des garanties judiciaires et de la protection des droits fondamentaux, tout en appelant les autorités compétentes à veiller au respect des normes constitutionnelles et des engagements internationaux de la République démocratique du Congo.
La Rédaction

