En une semaine, le nombre de cas suspects de choléra est passé de 1 348 à 1 638, dont 8 décès en RDC . C’est ce qu’a confirmé le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, au gouvernement, lors de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 23 janvier à la Cité de l’Union africaine.

La situation épidémiologique globale indique que le nombre de cas suspects de choléra a grimpé sur l’ensemble du territoire national.
Dans son compte rendu, à l’issue de cette réunion de l’Exécutif National, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que l’effectif de nouveaux cas a augmenté, avec « une létalité de 5 % au cours de la semaine, contrairement à la semaine épidémiologique précédente. Au cours de la même période, Kinshasa a enregistré 19 cas suspects et 2 décès. 30 malades actifs, contre 25 cas actifs la semaine précédente, sont pris en charge dans les centres de traitement de choléra. »
Lors de cette réunion gouvernementale présidée par la Première ministre Judith Suminwa, le ministre de la Santé publique a souligné, avec satisfecit, que le nombre de nouveaux cas de Mpox a considérablement chuté.
Le nombre de nouveaux cas a chuté de 271 à 133. » Le ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention sociale a aussi fait le point des actions de riposte qui se poursuivent pour faire face à ces différentes épidémies, poursuit le ministre Patrick Muyaya.
Afin d’appuyer la lutte contre l’épidémie de choléra et de limiter la propagation de la maladie en RDC, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment livré 11 tonnes de kits sanitaires d’urgence dans des zones de santé prioritaires du Sud-Kivu.
Selon cette organisation, le pays traverse l’une des épidémies les plus graves des 25 dernières années. Revenant sur le bilan de l’année précédente, l’OMS indique que la RDC a terminé l’année 2025 avec 71 206 cas suspects et 2 071 décès.
Durant la première semaine de janvier, près de 700 cas ont été enregistrés, soit quatre fois plus qu’un mois plus tôt, indique l’UNICEF. La même source alerte que la violence et les déplacements aggravent l’épidémie de choléra au Sud-Kivu.
Osée Kabamba

