La 5ème audience du procès Constant Mutamba à la Cour de Cassation, la dernière avant la phase de la plaidoirie a été la plus mauvaisedu prévenu constant Mutamba accusé de détournement de plus de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une maison carcérale à Kisangani. Sur la liste des témoins qui ont comparu à la barre, figure la gestionnaire de l’immeuble CTC présenté comme siege social de l’entreprise Zion construction à qui l’ancien ministre d’État Constant Mutamba a octroyé le marché de construction de gré à gré après plusieurs menaces de la Directrice générale intérimaire de DGCPM comme confirmé par la victime.

Après avoir juré de ne dire rien que la vérité devant la Cour, la gestionnaire de l’immeuble CTC a confirme qu’elle n’a jamais vu ou entendu parler de la société Zion construction et de poursuivre, seule la société de construction MK ARCHITECTURE est installée au 4ème niveau de l’immeuble sous sa gestion. Cette révélation troublante remet en cause la décision du prévenu Constant Mutamba d’octroyer un marché de 19 millions à une entreprise sans adresse fixe, décision qui va à l’encontre de la loi qui régit la passation des marché public en RDC. Plus grave encore, l’ancien ministre d’État a usé des menaces et intimidations contre la DG intérimaire de la DGCMP pour avoir l’autorisation de ce marché de gré à gré conclu sans vergogne à l’insu du Secrétaire permanent de la cellule des passations des marchés publics du ministre de la justice pourtant organe technique par qui tout doit démarrer et contrôler avant Autorité de régulation des marchés publics.
Et comme si cela ne suffisait pas et contre toute attente, le prévenu Constant Mutamba lui-même est revenu reconnaître devant la Cour que ses services n’avaient procédé à aucune vérification sur le terrain pour confirmer l’existence effective de Zion Construction tout en maintient sans preuve tangible que cette société existerait bel et bien.
Une légèreté qui vient encore mettre du discrédit sur la démarche entamée par l’ancien ministre dans la direction de ce dossier engageant la responsabilité de tout un gouvernement de la république devant des tierces.
Ces révélations troublantes en série devant la chambre de la Cour de cassation prouve à suffisance l’intention de nuire tel que soutenu par le ministère public dans cette affaire.
À cette allure, nulle doute que les audiences à venir devront être révélatrices de bien d’autres vérités.
A. M