Ouvert depuis le 9 juillet 2025, le procès de l’ancien ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour le présumé détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, continue de captiver l’attention du public. À chaque audience, des rebondissements, révélations, tensions et faits inhabituels viennent rythmer les débats.
Dès la première audience, un vif débat a opposé la défense à la Cour concernant la présence physique ou non du prévenu, avant même la décision finale sur la composition de la Cour.
À la deuxième audience, des révélations jusqu’alors méconnues ont été rendues publiques. Il a notamment été question de la surfacturation des travaux de réhabilitation de la prison centrale de Makala, ainsi que du décaissement de fonds colossaux à partir du compte Frivao, des faits confirmés par l’ ancien ministre d’État de la Justice.
Comme les deux précédentes audiences , à la troisième, la défense a saisi la Cour constitutionnelle pour demander l’interprétation de la décision relative au vote à main levée à l’Assemblée nationale. Elle a également sollicité la suspension du procès, demande rejetée par la Cour de cassation et le ministère public. La quatrième a permis au public et aux parties engagées au procès de maitriser la loi relative aux passations des marchés publics en RDC. La surprise vient de l’expert de l’autorité de régulation des marchés publics qui confirme devant la Cour que les autorités du pays et membres du gouvernement ne respectent pas la loi en vigueur. À la cinquième audience, le prévenu récuse deux membres de la composition en commençant par le président de la chambre. Que nous réserve alors la prochaine audience ?
A. M
