RDC : QUAND LAMBERT MENDE DONNE RAISON A ENQUÊTÉNEWS.INFOS VERSION  2       KINSHASA ASPHYXIÉE  : LAMBERT MENDE ALERTE SUR UNE CAPITALE LIVRÉE AU CHAOS ET À LA MORT LENTE
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Une thérapie de choc

Abordant la médication idoine pour redorer le blason terni de la ville de Kinshasa, l’article ( ENQUÊTENEWS.INFO ) note que cette dernière a «besoin d’un gestionnaire d’urgence qui sache écouter le cœur urbain, lire les flux, comprendre les rythmes et diagnostiquer avant qu’il ne soit trop tard, pas d’un faiseur de promesses ». L’auteur ajoute néanmoins que même si le temps presse pour éviter une issue fatale, il n’est pas encore trop tard pour administrer une cure efficiente à la métropole moribonde. Il se fend néanmoins d’une mise en garde pathétique. « Kinshasa ne guérira jamais de ses affections  par des slogans. Elle ne se pensera pas avec des discours. Elle ne se réparera pas uniquement avec de la politique car la politique ne possède ni les outils, ni la rigueur, ni la patience nécessaires pour établir un diagnostic rationnel de ce corps urbain désagrégé », signale-t-il avant de préciser que si la politique administre, elle ne guérit pas. Et que Kinshasa doit « être repensée avec d’autres langages : avec les mathématiques, pour mesurer et prévoir ; avec la géométrie, pour réorganiser l’espace ; avec la géographie, pour respecter le relief, les eaux, les sols ; avec la sociologie, pour comprendre les usages réels, les déplacements vécus ».

A quoi sert une ville ?

Question fondamentale : à quoi donc sert une ville sinon à permettre une vie confortable pour ceux qui y habitent ? « Kinshasa ne mérite pas d’être cette ville cruelle qu’elle est devenue, qui use les corps, vole les heures, épuise les existences avant même qu’elles ne commencent », écrit ENQUETENEWS.INFOS en réminiscence au drame de nombreuses femmes  enceintes qui enfantent des mort-nés dans d’inextricables embouteillages sur la route de la maternité.                                                                                          

La réponse à cette équation embrouillée existe. Elle n’est ni magique ni idéologique. Elle requiert du savoir, de la méthode et surtout du courage intellectuel et politique. « Il faut traiter la ville comme un organisme vivant, non comme un champ de bataille ou un butin à accaparer ou à partager. Kinshasa attend encore son médecin. Son cœur bat encore, avant la grande crise, la paralysie totale », suggère-t-il.

Le désordre, un attribut culturel ?

A l’évidence, Kinshasa est une ville non – ou mal – gérée ; un capharnaüm où les conducteurs empruntent gaillardement les bandes en sens inverse sous le regard débonnaire d’une police routière plus prompte à négocier les pots-de-vin auprès des automobilistes qui tombent sous leurs griffes. Les motards n’ont que faire des feux de signalisation. Les piétons ignorent les passerelles érigées à grand frais pour leur assurer une mobilité plus confortable sur le boulevard Lumumba à huit bandes de circulation qui traverse Kinshasa d’Est en Ouest à cause de l’insécurité et de l’insalubrité qui ont élu domicile au sein de ces infrastructures.

La responsabilité de ce chaos est partagée entre le pouvoir central, la province et les populations kinoises elles-mêmes. Pour autant, la charge de ce fouillis pèse primordialement sur le gouvernement provincial. En effet, aux termes  de l’article  203, point 21 de la constitution, le trafic routier, la circulation automobile, la construction et l’entretien des routes d’intérêt national, la perception et la répartition des péages pour l’utilisation des routes construites par le pouvoir central et/ou par la province sont de la compétence concurrente du pouvoir central et des provinces tandis que l’organisation de l’habitat urbain, la voirie et les équipements collectifs provinciaux relèvent selon l’article 204 de la Loi fondamentale de la compétence exclusive des provinces. 

Nul besoin donc d’une habilitation spéciale pour que le gouverneur de Kinshasa s’attèle à éradiquer les dysfonctionnements et incivilités qui tuent cette ville.

On se perd en conjectures sur la réticence des gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la ville à en décentraliser la gestion en concédant un minimum opérationnel aux 24 communes et 326 quartiers dont les animateurs sont à ce jour réduits à se tourner les pouces pendant que leurs entités s’embourbent dans une débauche de dysfonctionnements et d’incivilités. 

Dans leur gestion de la salubrité et de la mobilité dans la ville de Kinshasa, les pouvoirs publics nationaux et provinciaux font preuve d’une incommensurable inconséquence.                   
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