Le fait paraît simplement paradoxal et inexplicable. Le public sportif le sait, le ministère congolais des Sports et Loisirs a annoncé le vendredi 6 février la suspension immédiate des activités et des matches officiels au stade Tata-Raphaël de Kinshasa. Raison: la recrudescence d’actes de vandalisme constatés lors des rencontres des championnats.

Dans sa correspondance, le cabinet du ministre a indiqué avoir pris connaissance de rapports faisant état de dégradations récurrentes dans les installations. Ce qui porterait atteinte à l’intégrité de ce patrimoine public ». La tutelle a, par ce fait, notifié la suspension avec effet immédiat des matches officiels des championnats disputés dans les installations de ce stade .
Une décision notifiée aussitôt à l’administrateur-gestionnaire du complexe et transmise pour information à plusieurs autorités, dont la Première ministre et la Fédération congolaise de football association (Fecofa).
Quelle n’est donc pas la surprise pour nombreux de voir le même stade accueillir 24h après la dite decision, soit ce samedi 7 février la rencontre de la 18ᵉ journée de l’ILLICOCASH Ligue 1 opposant l’équipe de DCMP aux Aigles du Congo après celle ayant opposé l’Olympique Club Renaissance et le Football Club Mokey .

En effet, c’est contre toute attente que les deux clubs kinois ont fait leur entrée sur le terrain sous les ovations de leurs supporters respectifs.
Une seule question taraude alors les esprits clairs : « Comment un stade déclaré fermé “avec effet immédiat” le 6 février peut-il recevoir des rencontres 24 heures plus tard, sans qu’aucune mesure exceptionnelle n’ait été annoncée officiellement ?
Et si jamais casse s’en suivait …
Affaire à suivre.
La Rédaction

