Ce n’est plus un secret,Claude Ibalanky, membre influent du cercle au pouvoir de Kinshasa , ancien ambassadeur itinérant du chef de l’État et ancien coordonnateur du mécanisme de suivi des accords d’Addis-Abeba, a officiellement basculer de l’union sacré dont il était un éminent cadre vers la rébellion de l’AFC-M23.

Cette volte-face matérialisée par une sortie médiatique organisée samedi 31 janvier dernier aux côtés de Corneille Nangaa et de son groupe à sucité chez certains déception et inquiétude soulevant ainsi un suspens tant l’on ne peut s’empêcher de se demander qui sera le prochain à franchir ce que beaucoup considèrent comme rubicon. Cette mutation relance le débat sur la loyauté de certains collaborateurs du chef de l’État en cette période cruciale de tension marquée par le siège d’une partie du pays.
Ce passage, si jugé brutal par une certaine opinion renvoie une autre au souvenir du point de presse tenu le 28 décembre dernier à Kikwit par le porte-parole des opérations Ngemba dans le Grand Bandundu. Sans gants, cet officier des FARDC , qui avait brillamment assumer ses fonctions de porte-parole de l’opération Sokola I avant d’être rappelé par sa hiérarchie pour traquer les miliciens Mobondo, en raison de son professionnalisme , avait alerté sur la mutation de cette milice vers une rébellion mieux structurée, en collaboration avec les groupes armés de l’Est. Tout esprit lucide comprendra ici le lien automatique et dangereux à établir entre le départ vers l’Est de Claude d’Ibalanky, l’homme de l’ouest.
Presque un mois plus tard, les masques tombent progressivement. Qui aurait pu imaginer que l’ambassadeur itinérant du chef de l’État entretiendrait des liens avec une rébellion soutenue par le Rwanda ?
Si le basculement de ce fils du Kwilu étonne certains, pour les observateurs avertis, il n’y a là rien de surprenant, d’autant plus que l’armée avait déjà lancé l’alerte. Il est temps que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, se réveille afin de ne plus continuer à subir des actes de trahison de la part de ses collaborateurs directs.
Qu’est-ce qui prouve que le président du Réveil Populaire, regroupement politique membre de l’Union sacrée, ne figure pas lui aussi sur la liste des collaborateurs du chef de l’État qui entretiennent la milice Mobondo dans le Grand Bandundu pour des raisons égoïstes ?
Affaire à suivre.
La Rédaction

