Les analyses et annonces se multiplient et vont dans tous les sens dans les cercles sportifs africains, à un peu plus de deux mois du coup d’envoi de la CAN féminine 2026. Initialement prévue au Maroc, selon le calendrier publié par l’instance faîtière du football africain, la grande fête du football féminin continental traverse une zone d’ombre quant à son organisation.

Le débat aurait été relancé par Peace Mabe, vice-ministre sud-africain des Sports, qui a annoncé que l’Afrique du Sud organiserait la CAN féminine du 17 mars au 3 avril 2026, suite au supposé désistement du Maroc.

Une annonce rapidement recadrée par son supérieur hiérarchique, Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports. Ce dernier a nuancé ses propos en précisant que l’Afrique du Sud se dit prête à accueillir la compétition uniquement en cas de désistement officiel du pays hôte initial, à savoir le Maroc.
Selon certaines rumeurs persistantes, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) n’aurait pas digéré les sanctions infligées par la CAF à la suite de la défaite du Maroc face au Sénégal lors de la dernière CAN masculine organisée au Maroc, notamment après les incidents ayant émaillé la finale. Ces sanctions auraient concerné aussi bien la fédération que certains joueurs de la sélection marocaine.
Cependant, aucune communication officielle n’a, à ce jour, été faite par la CAF, seule instance habilitée à trancher définitivement sur l’organisation de la CAN féminine 2026.
En attendant une décision claire, le Maroc, toujours officiellement pays hôte, devra affronter la sélection féminine du Sénégal, les deux équipes étant logées dans le groupe A de la compétition.
Par ailleurs, le Maroc est également engagé dans un bras de fer avec la Fédération espagnole de football concernant l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030. L’Espagne souhaite accueillir cette finale au stade Santiago Bernabéu à Madrid, tandis que le Maroc ambitionne de l’organiser au stade de Benslimane à Casablanca, actuellement en construction et annoncé avec une capacité de 115 000 places. Là encore, la décision finale est très attendue.
La Rédaction

