C’est avec une attention soutenue que les habitants du quartier Salongo, dans la commune de Limete, à quelques mètres du Saut-de-Mouton de « De bonhomme », ont été sensibilisés le vendredi 13 février 2026 sur la gestion rationnelle des déchets solides et plastiques, en vue de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique.
Cette première activité est initiée dans le cadre d’un projet mis en œuvre par l’ONG ORPH’ESPOIR, sous financement du Programme de Micro-financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) du PNUD. Sur terrain, la collaboration technique de l’ONG Mbidi Ressources a été mise à contribution. L’objectif poursuivi par les animateurs de l’ONG ORPH’ESPOIR consistait à sensibiliser et éveiller la conscience des habitants du quartier Salongo, en face de Debonhomme, commune de Limete, qui pour la plupart ont été durement touchés par les conséquences désastreuses des dernières pluies diluviennes qui ont endeuillé la ville, notamment par le débordement du Fleuve Congo et de la rivière de Ndjili survenu l’année dernière.

La première oratrice de la journée, Madame Laëtitia Mukwendele, Directrice Exécutive de l’ONG ORPH’ESPOIR, a éclairé l’assistance sur la thématique du changement climatique, un phénomène mondial aux conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé humaine, à l’échelle mondiale en général et à Kinshasa en particulier. À travers une projection, elle a énuméré les causes, les impacts et les manifestations de ce phénomène.
Parmi les causes évoquées, Madame Laëtitia Mukwendele a insisté sur les causes naturelles ainsi que sur celles liées aux activités humaines, qu’elle considère comme principales. Sur la liste des manifestations du changement climatique, elle a cité la chaleur excessive, les complications sanitaires, ainsi que les inondations. La mauvaise gestion des déchets plastiques a été présentée comme l’une des principales causes des inondations à Kinshasa, cheval de bataille de L’ONG ORPH’ESPOIR qu’elle dirige, d’où l’importance de ce type d’initiative pour susciter davantage d’engagements communautaires dans la gestion des déchets.
L’oratrice a également mis l’accent sur le renforcement de la résilience communautaire au quotidien et sur le retour à la pratique du salongo (travaux communautaires).
Le deuxième intervenant, l’Ingénieur Deyo Muan Ukuen Henry, Chef de travaux à l’Institut National des Bâtiments et Travaux Publics (INBTP), a axé son intervention sur les inondations, leurs conséquences et les responsabilités, parmi lesquelles figure la population elle-même. Il a évoqué notamment les décès prématurés, l’accroissement de la pauvreté et d’autres impacts socio-économiques et environnementaux.
L’expert Henry Deyo a présenté la gestion rationnelle des déchets comme une solution idoine, à commencer au niveau du foyer, à travers la récupération, le tri sélectif des déchets, le recyclage et l’enfouissement contrôlé.

À l’unanimité, les animateurs et les participants ont salué cette initiative très instructive, soutenue financièrement par le Programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (PMF / FEM) du PNUD, une première du genre dans le quartier. Ils ont recommandé la poursuite des actions de sensibilisation sur la gestion rationnelle des déchets comme meilleure solution, tout en y ajoutant l’adoption et l’application effective du principe de la taxe « pollueur-payeur », comme cela se fait ailleurs.
La remise des brevets de participation a sanctionné cette première journée de sensibilisation, qui a connu la participation des représentants des bureaux du quartier ainsi que d’autres officiels. Une seconde séance sera organisée à la fin du mois en vue de sensibiliser un plus grand nombre d’habitants, en priorité les jeunes et les femmes. La Rédaction

