16 février 1992 – 16 février 2026 , cela fait donc 34 ans que certains Congolais se souviennent de la marche des chrétiens, dite « marche d’espoir », dont le bilan humain et matériel demeure imprécis jusqu’à ce jour selon les différentes sources.

Certains évoquent 35 morts , d’autres mêmes parlent d’une centaine des morts. Du côté des officiels du gouvernement du Zaïre le bilan faisait état de13 morts.
Pour la petite histoire, munis de chapelets et de bibles ce jour là, les chrétiens de Kinshasa en provenance des différentes communes de la capitale avaient répondu massivement à l’appel de l’Église catholique pour une marche pacifique visant à réclamer la réouverture de la Conférence nationale souveraine, qui représentait à l’époque le seul espoir d’une transition démocratique face au régime decrié du maréchal Mobutu Sese Seko.

Ce rassemblement chrétien voulu pacifique à malheureusement pris des allures de carnage.
Les différentes unités des forces de l’ordre parmi lesquelles la terrible DSP(Division Spéciale Présidentielle) et la Garde Civile ouvrirent le feu à bout portant sur des manifestants sans défense.
Outre des balles réelles, d’autres fidèles furent asphyxiés dans leurs paroisses par des gaz lacrymogènes.
L’irréparable s’était donc produit. Parmi les morts et les blessés figuraient des militants de l’UDPS, des étudiants, des fidèles, des acteurs de la société civile et d’autres citoyens engagés.
Trente-quatre ans après ce carnage historique qui contribua à la démystification du régime de Mobutu, la marche du 16 février 1992 demeure un symbole fort de la lutte démocratique en République démocratique du Congo. Elle incarne la détermination d’un peuple à exprimer sa souveraineté et souligne le rôle considérable joué par l’Église catholique, souvent perçue comme étant aux côtés du peuple dans les moments décisifs de son histoire.
La Rédaction

