Les réseaux sociaux sont secoués par une série d’articles, de dénonciations et d’alertes concernant des actes jugés comme des abus de pouvoir et des traitements disproportionnés et inacceptables sur la colline inspirée, symbole du savoir.
L’affaire oppose le professeur Élie Léon Ndomba Kabeya aux étudiants de la faculté de droit et a pris une tournure inquiétante, au point de remettre en cause l’exercice du pouvoir au sommet d’une institution judiciaire du pays. Également premier président de la Cour de cassation, le professeur Élie Léon Ndomba Kabeya aurait imposé aux étudiants le port obligatoire de la cravate pour avoir accès aux cours.

Malheureusement, la situation a dégénéré le week-end dernier lorsqu’un étudiant, Twala Lomba Anatole, ne portant pas de cravate, a voulu assister au cours dispensé par le professeur, également premier président de la Cour de cassation. Sur instruction de ce dernier, l’étudiant aurait été brutalisé par des policiers armés affectés à la sécurité du haut magistrat.
Selon des témoignages, l’étudiant aurait perdu certains de ses biens au cours de l’altercation, suscitant la colère de ses collègues qui n’ont pas hésité à manifester devant le bâtiment administratif de l’UNIKIN. Un autre étudiant, venu soutenir la première victime, aurait également été interpellé de force, à la grande surprise des membres du corps académique et sécuritaire de l’Alma mater.
Âgé de 64 ans, le professeur Élie Léon Ndomba Kabeya, qui a pris ses fonctions le 14 septembre 2023, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique. Comment une si haute personnalité peut-elle faire appel à des hommes armés dans un environnement académique pour maîtriser des étudiants, alors que chaque université dispose de ses propres agents de sécurité ? Par ailleurs, comment le dossier a-t-il pu quitter si rapidement la colline inspirée pour se retrouver au parquet ?
À cet instant, la situation reste très tendue à l’Université de Kinshasa, bien que des pistes de solution soient en cours d’examen.
La Rédaction

