Pour apaiser les tensions croissantes, notamment liées à la non-intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire, l’Intersyndicale du secteur de la santé (ISS) a saisi par courrier la Première ministre, cheffe du gouvernement, afin d’en connaître les motifs et de comprendre les contraintes liées à cette non-intégration.
Lors d’une déclaration de presse tenue ce mardi 14 avril, le Coordonnateur de l’intersyndicale, Jean-Fidèle Boyoo, a averti l’exécutif national qu’en cas d’échec du dialogue, les syndicats du secteur de la santé envisagent une grève sur l’ensemble du territoire pour faire valoir leurs droits.
Il a expliqué : « L’Intersyndicale du secteur santé, consciente des conséquences néfastes d’une décision grave comme la grève, a saisi la Première ministre pour solliciter une audience. » Selon lui, cet échange avec la cheffe du gouvernement pourrait permettre d’apaiser les tensions croissantes entre le banc syndical et l’État et, surtout, de protéger la population des répercussions d’un conflit social.
« Nous voulons à tout prix connaître les raisons qui ont conduit à ne pas intégrer cette paie à la paie ordinaire », a ajouté Jean-Fidèle Boyoo. Il a prévenu que si la Première ministre n’accorde pas cette audience, l’intersyndicale fera du peuple congolais le témoin de la montée en puissance de leurs actions, qui pourraient déboucher sur une grève générale, soit un mouvement de masse.
Alors que l’intégration de la paie complémentaire demeure au cœur des préoccupations, son paiement au cours du premier trimestre de 2026 n’a pas été honoré par le gouvernement. Le comité dirigeant de l’intersyndicale appelle les agents et cadres du secteur de la santé à rester sereins et à faire confiance aux démarches en cours en vue d’obtenir gain de cause.
Osée Kabamba

