LE SYNAMED DÉNONCE L’INACTION DES AUTORITÉS APRÈS LES ATTAQUES DES DÉPLACÉS DE PAKADJUMA CONTRE L’HÔPITAL GÉNÉRAL DE RÉFÉRENCE DE KINKOLE
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À la suite d’affrontements survenus mardi 15 avril au sein de l’Hôpital général de référence de Kinkole, dans la commune de la N’sele, le Syndicat national des médecins (Synamed Asbl) a, au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 15 avril, appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité du personnel soignant et des patients.

Relocalisés en février dernier dans l’enceinte de l’établissement, des déplacés du tristement célèbre quartier Pakadjuma, armés d’armes blanches, ont pris d’assaut l’hôpital après une prétendue provocation des riverains.

Pour le Syndicat national des médecins, le silence des autorités politico-administratives face à l’insécurité grandissante pour le personnel et les malades est tout simplement inadmissible.



« Cette situation vient de s’aggraver il y a 48 heures par le passage à l’acte de ces déplacés, qui se sont attaqués violemment aux installations de l’hôpital, au personnel soignant, aux malades ainsi qu’à leurs accompagnants, avec comme conséquences la perte en vie humaine de trois personnes et des blessés graves, malgré l’intervention tardive de la Police nationale », a déclaré Jeanne Diakangela, secrétaire générale adjointe du syndicat.



Rappelant l’obligation gouvernementale d’assurer le droit des patients et du personnel soignant, le Synamed propose plusieurs mesures concrètes pour remédier à la crise.

Il s’agit notamment de :

– d’assurer la sécurité des structures de soins sur l’ensemble du territoire national;
– de protéger les médecins et le personnel de santé en mettant en place un dispositif sécuritaire permanent à proximité des hôpitaux;
– d’aménager un site approprié et conforme aux normes pour accueillir les déplacés de Pakadjuma;
– de relocaliser ces déplacés sur un site aménagé, avec des mesures sécuritaires et épidémiologiques adaptées, afin de réduire les risques liés à la promiscuité, à l’insalubrité et au mécontentement.

Par ailleurs, soucieux de l’amélioration des conditions socio-professionnelles des médecins, le Synamed appelle le gouvernement à assurer une rémunération digne des praticiens.

Osée Kabamba

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