L’affaire a suscité le tollé et l’indignation sur la toile. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on voit un homme copieusement fouetté par des militaires dans une résidence privée. À côté, une dame assise observe la scène.
Selon les premières informations, la scène s’est déroulée dans la nuit du 19 au 20 avril aux environs de 4 heures du matin dans la résidence de la chanteuse urbaine congolaise Rebo, située au quartier Pigeon dans la commune de Ngaliema.
À en croire les témoignages de son entourage, la victime sur la vidéo serait le chauffeur du réalisateur de l’artiste, accusé de vol. Parmi les objets dérobés figuraient notamment le portable et le sac de la chanteuse contenant plusieurs biens de valeur.
Saisi par un lanceur d’alerte, témoin de cette maltraitance, le ministère congolais de la Justice a, dans un communiqué rendu public ce lundi, condamné ces actes de torture susceptibles de constituer une servitude pénale.
« De tels faits constituent également une violation manifeste des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture », s’insurge le ministre de la Justice.
Tout en réaffirmant l’attachement de l’exécutif national à la lutte contre l’impunité, le ministre Guillaume Ngefa instruit l’Auditeur général des FARDC d’ouvrir une enquête judiciaire « en vue d’établir les faits, d’identifier les responsables et d’engager des poursuites devant les juridictions compétentes », lit-on dans le communiqué.
Osée Kabamba

