C’est une décision qui met l’ancien président de la RDC dans une posture encore plus inconfortable. Dans un communiqué rendu public le 30 avril dernier, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain a sanctionné Joseph Kabila.

Déjà condamné à mort par la justice congolaise, l’ancien chef de l’État est inscrit sur la liste des Specially Designated Nationals (SDN) suite à son soutien aux AFC-M23, groupes accusés de déstabiliser l’est de la RDC. Cette sanction entraîne le gel de ses avoirs sous juridiction américaine et l’interdiction de transactions avec des personnes ou entités américaines.

Si, au sein du clan, cette nouvelle a un goût fortement amer, à Kinshasa l’exécutif national se réjouit.
Saluant les sanctions américaines contre Kabila, le gouvernement congolais souligne dans son communiqué officiel que cette décision « constitue un autre acte important en faveur de la lutte contre l’impunité, du respect de la souveraineté et de la responsabilisation de tous les acteurs impliqués dans la déstabilisation persistante de la République démocratique du Congo. »
Pour rappel, au mois de mars de cette même année, le Trésor américain avait sanctionné quatre officiers de l’armée rwandaise en réponse à leur collaboration avec le mouvement rebelle, collaboration que l’administration américaine qualifiait de violation flagrante des accords de paix de Washington signés entre Kinshasa et Kigali sous l’égide du président américain.
Osée Kabamba

