Alors qu’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition introduite contre lui venait d’être mise en place à l’issue de la séance plénière du mercredi 18 mars 2026, Modeste Bahati a déposé sa lettre de démission de son poste de Deuxième Vice-Président du Sénat.
Dans cette lettre adressée au président de la Chambre haute du Parlement, l’ancien Deuxième Vice-Président indique que sa décision fait suite « au climat politique qui règne en ce moment au sein de la Chambre haute du Parlement ».
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo précise que cette décision est « motivée par la recherche de la sérénité au sein de la Chambre haute du Parlement et non par l’aveu d’une quelconque incompétence ».
S’il reconnaît s’être « acquitté de [ses] charges professionnelles », il affirme ne pas vouloir se confronter à ses collègues sénateurs. Modeste Bahati n’aura donc pas attendu les conclusions, attendues dans un délai de 72 heures, de la commission spéciale mise en place pour examiner la pétition introduite au bureau du Sénat contre lui.
Pour rappel, après la sortie médiatique de son Deuxième Vice-Président le 4 mars dernier sur la révision constitutionnelle, le bureau du Sénat avait indiqué, dans une communication officielle datée du 6 mars 2026, que ses déclarations avaient été faites « à titre strictement personnel et ne l’engagent en aucune manière, ni l’institution sénatoriale ».
L’initiateur de la pétition visant la déchéance du Deuxième Vice-Président, le sénateur Danny Kabongo, a martelé que sa démarche ne fait pas suite à la récente sortie médiatique de Modeste Bahati, mais bien à l’incompétence et l’incapacité de ce dernier à assumer cette fonction.
Osée Kabamba

