C’est à travers un communiqué de presse rendu public par les agents de cet établissement que la nouvelle à filtrée. Au Centre culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale , les prestataires qui y travaillent depuis son inauguration sont en colère.

Pour cause, le ministère de la Culture s’apprête à installer de nouveaux cadres dans la précipitation. Le personnel dénonce un scandale administratif et parle d’une opération pour faire passer des agents fantômes sur la paie de l’État.
Pour le personnel du CCAPAC , il n’y a aucun doute , le but visé par cette démarche est de modifier du jour au lendemain toute la chaîne de commandement, sans concertation, sans vérification.
Pour la petite histoire, ce sont au total 221 agents qui travaillent sans recevoir aucun rond de l’État depuis l’ouverture du Centre. Ces hommes et femmes dévoués à.assurer le bon fonctionnement du Grand Tambour demandent au ministère du Budget de suspendre la prise en charge de ces agents fantômes que la tutelle tient à tout prix à inscrire sur les listes de paie. Au nombre de ces personnes qui n’auraient jamais exercé un seul jour au CCAPAC, des agents qui cumulent déjà d’autres postes dans l’administration publique .
« On punit ceux qui travaillent pour récompenser ceux qui ne viennent jamais », résume le personnel.
Cette situation suscité une grave question d’équité et de préservation des deniers publics, en bref une injustice sociale à réparer le plus vite possible.
Le personnel exige un audit contradictoire avec matricules, registres de présence et actes d’affectation à l’appui. Et surtout, le report immédiat de la cérémonie prévue vendredi selon un document officiel du Secrétariat Général du ministère de la Culture réceptionné moins de 48 heures avant son exécution.
Michel KAYAK

