RDC/ KINSHASA : DÉCEPTION DES AGENTS DU SECTEUR DE LA SANTÉ, UNE ENVELOPPE SALARIALE RENVOYÉE AU TRÉSOR PUBLIC MALGRÉ LA GRÈVE
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La mauvaise nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre aux oreilles de l’intersyndicale du secteur de la santé et de ses affiliés. Alors que les agents et cadres de ce secteur sont en grève pour réclamer notamment le réajustement barémique, leur mécanisation ainsi que leur alignement aux primes de risque, les banques payeuses ont procédé au renvoi au Trésor public d’une enveloppe salariale qui leur était destinée.
Une opération jugée inacceptable et injuste par Jean Fidèle BOYOO, coordonnateur national de l’Intersyndicale du secteur de la santé.
Selon lui, le motif avancé par les banques payeuses serait la non-présentation des bénéficiaires depuis plus d’une année. Un argument que le responsable syndical rejette catégoriquement. Il accuse plutôt l’administration centrale de faire preuve de rétention d’informations, estimant que les prétendus bénéficiaires introuvables n’ont jamais été officiellement informés de la disponibilité de leurs rémunérations.
Jean Fidèle BOYOO exprime également son désarroi face à l’attitude du ministre de la Santé, qu’il accuse d’avoir rompu le dialogue social avec l’Intersyndicale du secteur de la santé depuis un certain temps.
À cette situation s’ajoute, selon lui, le refus de certains responsables de l’administration de permettre à l’Intersyndicale d’accéder aux listings, et ce, pour des raisons qu’il juge obscures.
« Comment peut-on renvoyer au Trésor public une enveloppe salariale alors que les agents et cadres du secteur de la santé sont en grève ? », s’interroge Jean Fidèle BOYOO dans une déclaration officielle rendue publique ce jeudi 5 novembre.
À cette occasion, il a lancé un appel au ministre de la Santé, tout en lui rappelant que l’Intersyndicale soutient la vision sociale du chef de l’État, Félix Tshisekedi , qui a fait du social l’un des piliers de son action politique.
Toutefois, estime-t-il, il revient au ministre de renouer avec le dialogue social et de privilégier la prise en compte des revendications des agents en grève.
Ces derniers, insiste-t-il, ne réclament que leurs droits, conformément aux dispositions légales en vigueur.           

La Rédaction

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