Âgé de 25 ans, le jeune Aldo Kiwa Mewawa, habitant la commune de Masina, dans la partie est de la ville de Kinshasa , une zone communément considérée zone rouge en raison de son caractère combatif et opposé au régime en place , traverse une période de troubles et d’inquiétude avec sa famille biologique.
Fervent serviteur catholique de la paroisse COeur Immaculé de Marie au sein du groupe portant le même nom , Aldo est réputé pour ses capacités de mobilisation et de sensibilisation de la jeunesse en faveur du changement, ainsi que pour la participation active de la population aux actions politiques de la coalition LAMUKA. Très engagé, il est aujourd’hui réduit au silence depuis quelque temps.

Participant activement aux réunions de sa famille politique de l’opposition, le jeune Aldo Kiwa Mewawa avait réussi à s’échapper des mains de la Police Nationale Congolaise après son arrestation, consécutive à la répression violente des marches pacifiques organisées durant l’année 2018 et plus particulièrement celle de janvier , organisées par la Coordination Laïc (CLC) en collaboration avec les prêtres catholiques . Cette marche, réprimée à coups de balles réelles et de gaz lacrymogènes, visait à réclamer la mise en œuvre des accords de la Saint-Sylvestre et le respect de la Constitution.
Cependant, le jeune combattant de l’opposition et son groupe de soutien n’ont pas échappé à la marche du 15 septembre 2021, car ciblés par les services d’intelligence et Connu selon les témoignages de sa famille biologique, des forces politiques de l’opposition et des ONG de défense des droits de l’homme. Sans répit, celui que les siens appellent affectueusement ALDO a cette fois été victime d’une grave fracture à la tête, nécessitant des soins appropriés et plusieurs jours d’hospitalisation.
C’est dans ce climat tendu, au cœur de la commune de Masina, quartier Panzi, où il réside, qu’une perquisition a été menée au domicile familial quelque temps après cette marche pacifique historique de l’opposition politique . Cette opération visait, selon les proches et habitant du quartier , à le réduire au silence ainsi que tous les jeunes engagés à ses côtés dans le combat chrétien et politique pour le changement.
Les ONG de défense des droits de l’homme ont dénoncé cette énième répression brutale d’une marche pacifique initiée par les hommes de l’Église, malgré le refus du gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila au nom de sa famille politique, d’autoriser ladite manifestation, alors que le pays fonctionne sous le régime de la déclaration préalable et non de l’autorisation.
La coalition LAMUKA et la CLC redoutent un processus électoral bâclé aux conséquences désastreuses au profit du régime en place, à l’approche des prochaines élections. C’est dans ce contexte que la jeunesse catholique et celle de la coalition LAMUKA, sous la direction de Martin Fayulu, ont été fortement mobilisées.
À ce jour, la jeunesse congolaise engagée, à l’instar d’Aldo Kiwa Mewawa, vit dans la peur permanente, d’autant plus que la répression brutale arrestation et les intimidations ne cessent de s’intensifier, laissant présager un avenir démocratique peu reluisant au pays .Entre temps certains d’entre eux croupissent encore dans les cellules de la prison centrale de Makala dans l’attente de l’ouverture d’un procès que les défenseurs des droits de l’homme réclament au quotidien , ce que craint Aldo Kiwa Mewawa qui vit depuis un temps dans l’insécurité et instabilité totale a en croire sa famille biologique.
La Rédaction

