Détenue à la prison de Makala depuis le 20 septembre dernier, la journaliste Virginie Manganga a saisi l’Ordre des avocats au sujet de Maitre Dorothée Madiya, présentée comme l’avocate de l’artiste musicien Fally Ipupa.

Dans une correspondance datée du 2 octobre 2026, Virginie Manganga dénonce notamment les interventions médiatiques de Me Dorothée Madiya intervenues le 30 septembre dernier, dans le contexte de la procédure judiciaire qui les oppose.
Selon la journaliste, certaines déclarations publiques de l’avocate seraient susceptibles de soulever des interrogations au regard des règles professionnelles et déontologiques applicables à la profession d’avocat car ses propos annoncent une condamnation.
Virginie Manganga demande notamment au Bâtonnier de procéder aux vérifications nécessaires sur les circonstances dans lesquelles ces interventions médiatiques ont eu lieu mais également le cas échéant, l’audition de Me Dorothée Madiya afin que les instances ordinales puissent recueillir ses explications et apprécier les faits dénoncés au regard des règles régissant la profession.

La démarche de la journaliste constitue ainsi une dénonciation soumise à l’appréciation du Conseil de l’Ordre. Elle ne signifie pas, à ce stade, qu’une faute déontologique a été établie à l’encontre de l’avocate.
Il revient désormais aux instances ordinales compétentes d’examiner les éléments qui leur sont soumis, d’entendre les personnes concernées si elles l’estiment nécessaire et de déterminer les suites éventuelles à donner à cette démarche.
Une nouvelle étape dans une affaire judiciaire suivie
Cette saisine du Conseil de l’Ordre constitue une nouvelle étape dans le dossier opposant Virginie Manganga à Fally Ipupa.
Il appartiendra donc aux autorités ordinales, dans le respect des procédures applicables et du principe de présomption d’innocence, d’établir les faits et de déterminer s’ils justifient ou non une quelconque suite disciplinaire. La Rédaction

