La 11e Région militaire annonce le déploiement, dans un bref délai, d’une unité de militaires dans les groupements de Kahundji et Mampungu, territoires de BULUNGU et GUNGU afin de renforcer la sécurité et protéger les populations civiles, dans un contexte marqué par des violences liées à un conflit foncier entre deux communautés. Sur place,
la situation sécuritaire demeure préoccupante dans les groupements de Kahundji et Mampungu, où un conflit foncier entre deux communautés a déjà provoqué des affrontements, faisant des morts et plusieurs blessés.
Face à cette situation, la 11e Région militaire a décidé de renforcer son dispositif sécuritaire avec le déploiement prochain d’une unité de militaires dans la zone concernée. L’objectif, selon les autorités militaires, est de prévenir de nouveaux affrontements et d’assurer la protection des populations civiles.
Cette décision intervient à la suite de plusieurs plaintes enregistrées auprès des autorités, faisant état de violences liées à ce conflit. Des cas de violences sexuelles contre des femmes auraient également été signalés.
Selon le porte-parole de la 11e Région militaire, le capitaine Antony Mualushayi, cette mesure préventive est notamment motivée par l’utilisation d’armes blanches ainsi que d’armes à feu de type calibre 12 par certaines personnes impliquées dans les violences.

La justice militaire est également appelée à se saisir du dossier afin d’identifier et de poursuivre les personnes impliquées dans ces actes de violence, qu’elles soient directement ou indirectement responsables.
L’armée entend ainsi empêcher une nouvelle escalade de la violence et rétablir un climat de sécurité permettant aux populations de vivre et de vaquer librement à leurs occupations.
Dans ce contexte, la 11e Région militaire appelle les jeunes de Kahundji et de Mampungu à ne pas se laisser instrumentaliser.
Elle les exhorte notamment à dénoncer les auteurs des violences et à refuser toute manipulation de la part d’individus susceptibles de poursuivre des intérêts particuliers ou des « agendas cachés ».
Les autorités militaires invitent par ailleurs les deux communautés à privilégier le dialogue, la paix et la cohabitation pacifique afin de parvenir à une solution durable au conflit foncier.
Forte de son expérience dans la gestion du conflit de Mobondo, la 11e Région militaire affirme vouloir mettre à profit son expérience pour renforcer la sécurité et contribuer au rétablissement de la paix dans cette partie du territoire.
Le déploiement de cette unité militaire devrait ainsi permettre de sécuriser les populations et de prévenir de nouveaux affrontements entre les communautés de Kahundji et de Mampungu.
Capitaine Antony Mualushayi
Porte-parole de la 11e Région militaire

