RDC : L’ INTERSYNDICALE DU SECTEUR DE LA SANTÉ DONNE UN ULTIMATUM DE 72 HEURES AU GOUVERNEMENT
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Au bout de sa patience, l’intersyndicale du secteur de la santé donne un ultimatum de 72 heures au gouvernement congolais, en général, et au vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique, en particulier, pour l’ouverture effective d’un dialogue direct entre l’exécutif central et le banc syndical.


Ce dialogue devra permettre d’analyser le degré d’exécution des engagements pris, de mettre en place un calendrier assorti d’échéances et de responsabilités clairement identifiées, ainsi qu’un mécanisme conjoint de suivi de l’exécution desdits engagements.
Cette mesure traduit la colère des agents et cadres du secteur de la santé, qui se sont exprimés à travers des grèves et autres mouvements de protestation, à la suite du non-respect, selon eux, de engagements du gouvernement.
Malgré les accords et résolutions contenus notamment dans les procès-verbaux des réunions des 7 et 17 juillet 2026, la situation n’a guère évolué jusqu’à ce jour.
L’intersyndicale du secteur de la santé, par l’intermédiaire de son coordinateur, Jean Fidèle BOYOO , exige notamment l’alignement à la prime de risque, le réajustement salarial, la mécanisation, la titularisation ainsi que la promotion en grade, pour ne citer que ces revendications.


Elle demande au vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique ainsi qu’aux hauts responsables du secteur de la santé de prendre des mesures concrètes afin de trouver des solutions aux problèmes qui affectent le secteur.
À travers cet ultimatum, l’intersyndicale réclame également l’organisation d’une mission de contrôle physique visant à assainir le fichier de paie, ainsi que la communication et la mise en œuvre effective d’un calendrier des missions de contrôle à travers la République.
L’intersyndicale précise toutefois que cet ultimatum ne constitue nullement une rupture des négociations avec le banc gouvernemental. Elle réaffirme plutôt sa disponibilité, à travers ses animateurs, à poursuivre le dialogue et à œuvrer en faveur de la paix sociale.

La Rédaction

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