Après la sortie médiatique de son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, en date du 4 mars dernier sur la révision constitutionnelle, le bureau du Sénat brise le silence et fixe l’opinion.
Le 6 mars 2026, dans une communication faite par sa rapporteure Néfertiti Ngudianza, le bureau de la chambre haute du Parlement précise que ses récentes déclarations ont été faites « à titre strictement personnel et ne l’engagent en aucune manière ni l’institution sénatoriale ».

Évoquant le contexte sécuritaire délicat auquel le pays fait face, le bureau du Sénat congolais appelle les parlementaires, en particulier les sages de la République, à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’un sens élevé de l’intérêt supérieur de la nation.
« Le Bureau attire l’attention de tous les sénateurs sur toute prise de position individuelle susceptible d’entretenir la confusion au sein de l’opinion. Il rappelle que les institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique et non le cadre d’expressions individuelles susceptibles de fragiliser l’unité nationale », a souligné Néfertiti Ngudianza.

La porte-parole de la chambre haute a réitéré l’attachement du bureau du Sénat « aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le Président de la République », tout en appelant l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à faire preuve de discipline républicaine et de solidarité nationale en ce temps où la nation congolaise est agressée.
Pour sa part, le Sénat entend accompagner toutes les initiatives visant à préserver la stabilité des institutions et à renforcer la cohésion nationale.
Osée Kabamba

