Le dernier rapport épidémiologique présenté par l’Institut National de Santé publique en date du 29 septembre confirme la progression de la maladie à virus d’Ebola au pays avec 8 224 cas confirmés et 3 982 décès.

Le bilan fait état d’un taux de létalité de 48,4 % parmi les cas confirmés. À ce jour, 2 121 patients ont été déclarés guéris, tandis que 851 personnes sont actuellement en isolement ou hospitalisées. La province de
l’Ituri reste la plus touchée au-delà d’être l’épicentre de l’épidémie avec 28 zones de santé touchées sur 36 que compte la province.
Le Nord-Kivu arrive en deuxième position, avec 16 zones de santé affectées, suivi de la Tshopo, avec sept zones, et du Haut-Uélé, avec six zones. Le Bas-Uélé compte trois zones de santé touchées, tandis que le Sud-Kivu et le Sud-Ubangi enregistrent chacun une zone affectée.
Au total, l’épidémie concerne ainsi sept provinces du pays.
Face à la progression de la maladie, les équipes de riposte poursuivent leurs activités dans les différentes zones affectées. Dans la province de la Tshopo, la construction d’un centre de traitement Ebola est notamment en cours à Bafwasende, afin de renforcer les capacités de prise en charge des patients sur place .
Dans le Bas-Uélé, une émission radiophonique a également été organisée à Titule pour démentir une rumeur concernant la vaccination des élèves et contribuer à lutter contre la désinformation autour de la riposte.
Selon l’INSP, le taux de suivi des contacts s’établit à 78,7 %, alors que la surveillance des personnes ayant été exposées au virus constitue un élément essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.
L’Institut national de santé publique rappelle que ces données sont provisoires et susceptibles d’être révisées en fonction de la consolidation des informations provenant du terrain.
La Rédaction

