Il faut l’avoir vu une fois à l’oeuvre pour tenter de comprendre le personnage.
Jules Alingete Key sous le régime Félix TSHISEKEDI n’est pas n’importe qui. Rien que son nom suffit pour faire perdre sommeil à certains et faire faire des cauchemars à d’autres.

Pour la petite histoire, devenu patron de l’Inspection Générale des Finances en 2020, il a redonné vit à une administration poussiéreuse. La « Patrouille financière » reste la marque qui lui a valu sa grande et grosse réputation. En clair, le principe se résume à ne plus attendre que l’argent de l’Etat soit volé ou détourné pour faire des rapports mais plutôt intervenir avant.
Bloquer des comptes, suspendre des paiements, débarquer dans des bureaux à 6h du matin… telle a été la méthode de travail initiée par ce flic de l’argent de l’Etat. Durant 4 ans, la RDC a vécu au rythme des descentes de ses équipes dans les entreprises et autres services publics.
Résultats : 32 directeurs généraux d’entreprises publiques épinglés dans des dossiers de mégestion aggravée, mais surtout des milliards de francs congolais déclarés récupérés.
Alingete c’est donc ce style tout aussi brutal que médiatique. Pour une opinion, l’incarnation rare de l’État qui dit non et pour une autre, le justicier qui confondait contrôle et règne de la terreur . Avec lui, les « Pris la main dans le sac subissaient d’abord un vraie lynchage médiatique avant même que la justice se décide ou non à faire le reste .
Tout se passe bien jusqu’à ce que contre toute attente arrive la date du 7 mai 2025. L’ordonnance mettant fin au mandat de Jules Alingete comme Chef de service de l’IGF est lue à la Télévision Nationale.
L’homme est officiellement admis à la retraite et à l’éméritat pour bons et loyaux services rendus à la Nation après 37 ans de carrière dont 5 à la tête de l’IGF.
Chef de service honoraire et sans bureau, officiellement retraité et officieusement, débarqué du sérail du pouvoir, il ne se passe pas une seule semaine pourtant sans qu’on parle de l’homme ou que l’on évoque son passé glorieux qui lui vaut jusqu’à ce jour prix et reconnaissances d’un peu partout dans le monde par des prestigieuses institutions.
La grande question reste donc celle de savoir pourquoi même après avoir été écarté à la tête de l’IGF, Alingete ne disparaît toujours pas?
Il publie, il donne des séminaires, il continue à etre primer çà et là….
Bref, le flic fait encore et encore les titres et les unes. Que cherche t-il encore? Ou alors que lui doit-on encore ?
Sans doute: Asseoir son nom et son héritage , se voir réhabiliter dans son honneur lui le chasseur qui à un certain moment a failli être pris pour cible par entre autres ses détracteurs.
Peut être même aussi que l’homme refuse simplement de disparaître et tient à revenir aux affaires de la plus belle façon pour servir encore partout où le devoir peut l’appeler.
L’avenir nous en dira plus …
Amen DIMWANY

