Officiellement, tout est parti de la date du15 mai 2026. Le ministère de la Santé de la RDC annonçait le premier cas détecté dans la province d’Ituri. 60 jours après, le bilan s’alourdit alors que dans le pays c’est la situation politique qui semble cristallisée les attention de l’opinion. Au moment où se rédigé cet article l’épidémie a déjà atteint le cap de 1000 décès selon les derniers décomptes effectués par les services en charge de la prise en charge de cette pandémie.

Entre le 22 mai et le 6 juin, les cas confirmés étaient passés de 63 à 515, soit une multiplication par 8. Fin juin, on comptait 1.048 cas confirmés et 267 décès. En mi-juin, le cap des 1.400 cas avait été franchi avec 438 décès jusqu’à en arrivé à ces 1000 morts .

Si le nombre des morts inquiète, la propagation du virus quant à elle plonge dans la stupeur quand on sait désormais que des 16 zones sanitaires touchées fin mai, on en est à ce jour à 160 couvrant 5 provinces à savoir : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uele et Tshopo.
Il faut croire que la souche Bundibugyo qu’on a cru pouvoir maîtriser facilement grâce à l’expertise acquise depuis les années 70 tend vers un taux de létalité de 50% ayant pour principale cause l’insécurité qui loin de favoriser la réplique la rend encore difficile et complexe. La situation des déplacés et des structures de santé débordées par les blessés de guerre contrastent donc
avec les efforts fournis sur le terrain médical. En deux mois, la capacité de diagnostic est passée de 30 tests par jour à Kinshasa à plus de 2.000 grâce aux 9 laboratoires opérationnels.
Côté prise en charge, les chiffres démontrent que les lits sont passés de moins de 10 à 650 lits dans 22 centres de traitement avec un taux d’occupation de 96%. 115 experts de l’OMS ont été déployés et 110 tonnes de matériel médical acheminées. Les Médecins, infirmiers, volontaires et relais communautaires sont pouryant en première ligne.
Au nombre des mauvaises nouvelles , les acteurs humanitaires alertent pour la réponse humanitaire qui accuse du retard avec un pic qui promet que l’épidémie pourrait durer encore un an.
Michel KAYAK

