RDC/SOCIÉTÉ : KINSHASA SOUS LES EAUX, LA LEÇON DE JEAN BAMANISA AU GOUVERNEUR DANIEL BUMBA
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C’est désormais un fait. Ce qui était un phénomène arrivant seulement quelques fois l’an s’établit maintenant en habitude dramatique auquel on ne peut qu’assister impuissant comme si la ville n’etait pas dirigée.

Les fortes pluies qui s’abattent sur Kinshasa nous livrent un spectacle digne du déluge de Noe. Une situation grave qui transforme les artères de la capitales en rivières avec des axes principaux submergés et une ville paralysée qui ne reprend son souffle que des heures après ces averses.

Ainsi dame le pluie a mis en lumière la vulnérabilité de l’infrastructure urbaine. Mauvais drainage, collecteurs bouchés,évacuation difficile et lente des eaux sont les principales causes des dégâts deplorés. Ce qui en remontant révèle l’absence totale d’une planification urbaine et le manque criant des systèmes de drainage renforcés.

Kinshasa se meurt et c’est à se demander ce que fait l’autorité urbaine qui semble totalement endormie au vrai sens du terme, complètement dépassée par la situation.


Au nombre de ceux qui sortent du silence pas seulement pour déplorer mais surtout pour venir en aide à ce leadership défaillant et sans vision, Jean Bamanisa Saidi, un ingénieur de formation, reconnu pour son expertise dans le domaine de la construction et des infrastructures.

Un homme qui a plusieurs fois fait ses preuves dans les sciences de l’ingénierie appliquées aussi bien aux bâtiments qu’aux ouvrages publics, avec une attention particulière portée à la solidité, à la durabilité et à l’adaptation aux réalités locales.

Monsieur « Expo Béton » du nom de ce grand forum annuel organisé à kinshasa sur la construction initié par lui ne va pas par 4 chemins dans son analyse sur « Kinshasa dans  les eaux ».

Dans un article livré par notre estimé confère Freddy Tshiyoyo, cet ancien gouverneur d’Ituri riche de son expérience  professionnel et politique s’indigne des slogans creux scandés par Daniel Bumba et son équipe. Dire que Kinshasa «Ezo bonga » relève désormais moins de l’optimisme que du déni.

À mesure que les pluies s’abattent sur l’ouest de la capitale congolaise, ces slogans officiels se dissolvent dans la boue, emportés par un aveuglement politique et une improvisation dans la gestion des problèmes 
urbains.  Le sénateur Bamanisa est clair  : « faire croire que les graves problèmes de la capitale seront résolus par les « petits travaux en cours » est non seulement trompeur, mais irresponsable. »
Depuis plus de dix ans, la zone ouest de la ville subit des précipitations de plus en plus intenses. Ce phénomène, documenté et prévisible, n’a jamais été intégré sérieusement dans les politiques d’aménagement. Pire : la croissance démographique galopante a poussé des milliers de familles à occuper les terres de manière désordonnée, anarchique, souvent dans des zones à haut risque, sans encadrement ni planification. Pour lui, le problème n’est donc pas la pluie. Le problème, c’est ce que la ville a cessé d’être  une entité pensée, organisée, gouvernée avec notamment des routes sans égouts. Bref, une ville sans vision.
Mais le mal est plus profond et la vérité est crue : Kinshasa souffre d’un déficit total d’urbanisation et d’urbanisme. Pas de schéma directeur actualisé, pas de respect des normes, pas de vision à long terme. Une capitale livrée à elle-même, où l’urgence permanente sert d’alibi à l’absence de stratégie.
Loin d’être une fatalité climatique comme se complaisent à arguer certains, la situation que connaît la capitale est plutôt la conséquence directe d’une ignorance généralisée des principes élémentaires de construction, de gestion et de maintenance des équipements urbains. Une ignorance partagée, hélas, par une partie des gouvernants comme par des populations laissées sans éducation civique et urbaine.
Pour le salut de Kinshasa, Jean Bamanisa propose la formule H. B.B.K

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