Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, s’est une nouvelle fois exprimé devant la presse le samedi 20 juin lors d’une communication politique, à la suite de la prise de position de la CENCO concernant le projet de révision de la Constitution et la marche annoncée par l’opposition congolaise.

Abordant la marche pacifique prévue par la coalition C64 de l’opposition, Augustin Kabuya a dénoncé ce qu’il qualifie de « plan machiavélique ».
Selon lui, certains acteurs de l’opposition prépareraient un soulèvement populaire à Kinshasa et auraient positionné des éléments Mobondo dans la capitale. Il les accuse également de projeter l’incendie d’ambassades situées dans la commune de la Gombe afin d’en faire porter la responsabilité au pouvoir en place.
Face à cette situation, le secrétaire général de l’UDPS a appelé les représentants des pays accrédités en RDC à faire preuve de vigilance vis-à-vis des responsables politiques se réclamant de l’opposition.
Évoquant son ancien partenaire politique Jean-Marc Kabund, Augustin Kabuya lui a demandé de cesser, selon ses termes, d’être le « point focal » de l’ancien président Joseph Kabila.
Réagissant à la position de l’Église catholique sur la révision constitutionnelle, Augustin Kabuya n’a pas mâché ses mots. Il estime que Donatien Nshole et le cardinal Fridolin Ambongo ne disposent d’aucun mandat pour s’exprimer au nom du peuple congolais en défaveur du projet du changement de la constitution . Il a également remis en question leur crédibilité sur ce dossier.
Pour le parti présidentiel, s’opposer à la révision de la Constitution reviendrait à faire le jeu des intérêts étrangers hostiles à la RDC.
A.M

