RDC/SANTÉ: HÔPITAL Ex MAMA YEMO NEW LOOK, L’ ETAT PERD LE CONTROLE
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L’alerte, ou plutôt la dénonciation vient du personnel du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Renaissance, ex-Maman Yemo, dans un mémo signé le 2 juillet dernier et déposé auprès de différentes instances et institutions du pays.


Dans ce document étouffé jusque là, le personnel dénonce la gloutonnerie des membres du comité de gestion, qu’il accuse de privilégier leurs intérêts égoïstes au détriment de la vocation sociale et sanitaire de cette grandiose œuvre, considérée comme l’une des réalisations majeures du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Selon les agents, ce projet qui a redonné espoir au personnel après 25 ans de misère et près de trois ans après l’inauguration de la première phase de sa reconstruction se transforme peu à peu en déception. À en croire le document,le comité de gestion conditionnerait son opérationnalisation à la construction d’un funérarium dans le cadre d’un partenariat public-privé jugé obscur. Ce contrat prévoit une répartition des revenus de 70 % pour le partenaire privé contre 30 % pour l’hôpital, alors que c’est l’État qui a financé la construction de l’édifice et qui prend en charge le personnel et assure également l’approvisionnement en eau et en électricité.
Pire encore, alors que le chef de l’État a doté le centre d’un important charroi composé de huit bus pour le personnel, de sept ambulances et de six jeeps utilitaires, les membres du comité de gestion, récusés par les agents et cadres de l’ex-Maman Yemo, négocieraient, à la surprise générale, le morcellement du garage destiné à abriter ce parc automobile, afin d’y construire des magasins et des appartements en partenariat avec un groupe libanais. Selon le personnel, ce projet compromettrait la maintenance des véhicules et le bon fonctionnement du centre.
Face à ce qu’il considère comme une menace sérieuse pour la mission et le patrimoine du Centre Hospitalier Universitaire Renaissance, le personnel en appelle à l’implication personnelle du Président de la République afin de faire échec à cette manoeuvre qu’il juge d’ores et déjà dangereuse.
Affaire à suivre.

La Rédaction

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