RDC : MARCHE DE L’UDPS DE CE 22 SEPTEMBRE, À QUOI S’ATTENDRE?
Spread the love

Il eut fallu voir la coalition C64 organiser  sa marche  pour que le secrétaire général du parti Présidentiel, Augustin Kabuya annonce l’organisation de la leur. Une marche de soutien selon lui aux institutions de la République avec comme objectifs d’accompagner les initiatives allant dans le sens du processus de référendum et du dialogue.


L’initiative du secrétaire général de l’UDPS est donc une réponse à l’opposition politique congolaise, qui dit non à tout prolongement du régime TSHISEKEDI ainsi qu’à l’idée du dialogue qu’elle juge non inclusif.
De l’avis de certains analystes, l’annonce de cette marche, prévue ce 22 septembre, soit une semaine après celle du 15 septembre, soulève déjà plusieurs interrogations.
Dans l’optique d’une mobilisation annoncée dans les 145 territoires du pays, la première question est de savoir si cette initiative connaîtra, elle aussi, des interdictions formelles dans certaines grandes villes, comme ce fut le cas pour la marche de la coalition C64.
Pour rappel, à Lubumbashi, la manifestation avait été interdite avec un important dispositif d’hommes en uniforme déployé. Même réalité à Kolwezi, où la répression aurait été au rendez-vous dès les lieux de rassemblement.
À Kisangani, certains sièges de partis membres de la C64 auraient été pris d’assaut par des hommes en uniforme avant même l’arrivée des cadres et militants. À cela s’ajoutent des résidences qui auraient été encerclées ainsi que des interpellations signalées.
À Kinshasa, alors qu’elle était censée être encadrée par la police et que l’autorisation de manifester avait été accordée, la marche n’a pas connu une fin heureuse. L’Ecidé de Martin Fayulu a dénoncé un « guet-apens ». L’ADDCONGO de Prince Epenge a dénoncé le décès de son chargé de sécurité de , tandis que l’Envol de Delly Sesanga a évoqué une répression disproportionnée de ses sympathisants, aussi bien à Kinshasa qu’en province.
Les périmètres du siège officiel de l’UDPS ont également été le théâtre de violents affrontements, en présence de la police dépêchée pour sécuriser les manifestants. Pourtant, selon les organisateurs, la marche s’était déroulée dans le calme et de manière ordonnée depuis la place de l’Échangeur jusqu’au lieu prévu pour le rassemblement, avant que des troubles n’éclatent.
La marche de soutien annoncée par l’UDPS sera-t-elle interdite dans certaines villes ? Sera-t-elle autorisée et encadrée par la police ? Les autorités adopteront-elles la même attitude que lors de la manifestation de la coalition C64 ?
Au-delà de la comparaison entre les deux mobilisations, l’enjeu sera surtout de savoir comment les autorités géreront deux manifestations aux orientations politiques diamétralement opposées, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions autour du processus politique en cours.
Rendez vous est donc pris ce 23 septembre pour trouver des réponses aux questions posées.       

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *