En République Démocratique du Congo, il n’y’a pas que la guerre qui tue. Au delà des deuils organisés chaque jours par plusieurs familles à cause de l’insécurité, aussi incroyable que celà puisse paraitre, le gouvernement congolais lui même inflige régulièrement la mort à une bonne partie de sa population en refusant de prendre des mesures efficaces et draconiennes pour arrêter de compter les morts toujours par dizaines causés par les nauffrages que connaissent plusieurs embarcations mortelles qui naviguent librement au sû et au vu de toutes les autorités en commençant par le Vice Ier Ministre, ministre ayant en charge le secteur du transport. Jean Pierre Bemba ne serait t-il pas considéré comme responsable numéro 1 de ces malheurs récurrents qui frappent son peuple par son inaction et son lourd silence en lieu et place de sévir sur ces engins de la mort flottants mis sur les eaux par des gens sans foi ni loi qui choisissent de mettre en péril la vie humaine en violant toutes les lois et les normes sensées régir ce secteur ?
Pour illustrer l’ampleur de ces assassinats commis avec préméditation, il est important de revenir sur un bref bilan des derniers nauffrages survenu sur les eaux congolaises.
-27 novembre 2025 / Lac Mai-Ndombe (C/M AMBA Doudou, 23 morts ), 20 novembre 2025 / Rivière Sankuru ( 64–70 portés disparus ), 20 juillet 2025 / Lac Kivu ( 8 morts et plusieurs disparus), 19 avril 2025 / Équateur ( 140 morts), 10 septembre, un bateau motorisé a chaviré près de Basankusu, causant au moins 86 morts,Juin 2025, naufrage sur le lac Tumba (province de l’Équateur), trois pirogues motorisées ont chaviré lors d’une navigation de nuit, dans des conditions météorologiques difficiles,bilan provisoire : 48 corps repêchés, 46 rescapés, mais 107 passagers portés disparus,Septembre 2025, naufrage d’un bateau sur le lac Kivu, à proximité de Goma. Le navire transportait 278 passagers…
En RDC, la dégradation et parfois même l’inexistence d’infrastructures routières fiables obligent les populations à dépendre du transport par fleuves, rivières ou lacs, d’où le recours aux seuls moyens de bord qui s’avèrent être ces embarcations surchargées transportant bien plus de passagers que leur capacité, ce qui fragilisent ainsi leur stabilité.
À ce constat malheureux, vient s’ajouter l’absence de mesures de sécurité avec comme corollaires, le manque total des précautions et mesures de sécurité comme des gilets de sauvetage. La navigation de nuit, la vétusté et le manque d’entretiens des bateaux et surtout la mauvaise gestion des cargaisons sont à un nombre dea principales causes décriées.
En gros, la mauvaise régulation et le manque de contrôle qui caractérisent ce domaine du transport pousse à se poser la question sur le véritable rôle joué par le responsable du secteur. Il est donc grand temps pour le Vice Ier Ministre Jean Pierre Bemba de prendre à bras le corps toutes les promesses faites par ses prédécesseurs et lui pour épargner les vies humaines et améliorer les choses dans ce secteur.
M.K

