RDC : KINSHASA, 72 HEURES DE SPÉCULATION OU  DE  MANŒUVRES POUR MAJORATION DU PRIX DU  CARBURANT ?
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Depuis 72 heures, plusieurs stations-service connaissent de sérieux dysfonctionnements à travers la ville de Kinshasa, pour des raisons qui demeurent jusque-là inconnues des consommateurs et des usagers de la route.


Depuis lundi 15 juin soir, certaines stations-service ont fermé leurs portes sans fournir d’explications à leur clientèle. Les rares stations encore opérationnelles ont été prises d’assaut par des automobilistes, motocyclistes et détenteurs de bidons de carburant.
C’était notamment le cas de la station TotalEnergies de l’Échangeur, mardi soir, ainsi que des stations Engen de Salongo et de l’entrée Sous-Région à Lemba, qui ont également fermé leurs portes. Mardi avant midi, la station-service Engen située sur l’avenue 24 Novembre, à Mandela, figurait parmi les rares stations encore approvisionnées. Elle était déjà envahie par de nombreux véhicules et motos, au point de provoquer un embouteillage à l’entrée de l’avenue, meme réalité à la station voisine à centre de l’Union européenne.
L’incertitude a persisté jusqu’à ce mercredi 17 juin à travers la capitale, avant que la ministre de tutelle n’évoque une rupture de stock plutôt qu’une pénurie de carburant.
En attendant un retour à la normale, la situation reste confuse sur le terrain. Chauffeurs et receveurs en profitent pour revoir à la hausse les tarifs des transports en commun, alors même que la circulation demeure relativement fluide dans plusieurs secteurs de la ville.
Par exemple, le trajet entre le rond-point Ngaba et la 7ᵉ Rue Limete se négocie déjà à 2 000 FC en soirée, alors que le parcours du rond-point Ngaba à la 1ʳᵉ Rue est habituellement fixé à     1500 FC. La même situation s’observe sur l’axe Yolo-Kapela – ISC, où le prix de la course atteint parfois 2 500 FC, contre 1 500 à 2 000 FC en temps normal.
Face à cette situation, de nombreux Kinois s’interrogent : s’agit-il d’une simple rupture temporaire de stock ou de manœuvres spéculatives visant à justifier une hausse des prix du carburant et, par ricochet, des tarifs de transport ?
La Rédaction

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