Alors que la République démocratique du Congo a franchi le cap des 2 000 décès liés à l’épidémie d’Ebola, avec 2 128 décès sur 4 566 cas confirmés au 11 août 2026, la situation demeure préoccupante.

Initialement concentrée dans cinq provinces à savoir : Ituri, épicentre de l’épidémie, le Nord-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uele et le Sud-Kivu , l’épidémie vient désormais de s’étendre au Bas-Uele, qui devient ainsi la sixième province touchée.
Cette nouvelle extension intervient alors que certains signaux semblaient encourageants dans certaines zones. Au Sud-Kivu, par exemple, une longue période sans nouveau cas confirmé avait fait naître l’espoir d’une maîtrise progressive de la situation. Mais l’apparition d’un décès à Buta, chef-lieu du Bas-Uele, après le déplacement d’un patient depuis Isiro, dans le Haut-Uele, relance les inquiétudes sur la capacité de la riposte à contenir la propagation du virus.
Au-delà de cette nouvelle province touchée, la question de la gestion des cas, de la surveillance épidémiologique et du contrôle des chaînes de transmission se pose avec davantage d’acuité. L’extension géographique de l’épidémie intervient dans un contexte marqué par d’importantes difficultés : insuffisance des infrastructures sanitaires, mouvements de populations, difficultés d’accès à certaines zones et problèmes affectant le personnel de santé.
Si le Bas-Uele devient effectivement un nouveau foyer de transmission, cette évolution constitue un sérieux revers pour une riposte qui espérait progressivement réduire le nombre de provinces et de zones de santé affectées. Elle relance surtout le débat sur l’efficacité des stratégies mises en œuvre et sur la nécessité de renforcer la surveillance, le dépistage précoce, la prise en charge des malades et la mobilisation communautaire.
La Rédaction

