Le corps de James SELEMANI KAPITA, 21 ans révolus a éte retrouvé le mardi 2 juin aux abords du fleuve Congo vers Mbudi Safricas. C’est le lundi 18 mai que l’alerte a été lancée par la famille du jeune homme après avoir frappé aux portes de plusieurs de ses fréquentations tout le week-end. C’est une petite fille qui sera la première à lâcher le morceau.

Elle a rapporté à la tante de l’infortuné que ce dernier s’était noyé depuis le samedi 16 mai lors d’une baignade avec dans le fleuve Congo non loin du site chez le conseiller à Mbudi dans la commune de Mont Ngafula.
Selon les informations recueillies auprès de sa famille , la victime était accompagné de deux amis qui ne se seraient pas donné la peine d’appeler au secours, préférant rentrer chacun sous le toit familial et garder silence. Devant la fuite des copains de James, la mère de la fillette qui était en pleine lessive dans le fleuve optera également pour le silence. Tourmentée par le tragique événement, la petite fille s’est résolue à approcher la tante de James. Elle a par ailleurs confirmé que le pantalon et les babouches du disparu sont encore sur les lieux du drame. La police du point de Safricas et aussi les pêcheurs du site ont alors entrepris des recherches afin de retrouver mais sans succès. Des frais exigés a la famille pour les cérémonies à la noix de cola et au vin de palme se sont soldé en échec.
Face à l’absence des résultats à MbudiSafricas, à Lutendele et à Ngudiabaka, le verdict des pêcheurs va plonger la famille et les proches dans l’émoi. Après presque 5 jours, il serait impossble de retrouver le corps. La décomposition serait déjà avancée. C’est alors la fin des opérations de recherche. La famille est face à la dure et cruelle réalité et se résigne à organiser le deuil sans la présence de corps.
Contre toute attente, mardi 2 juin, des riverains vont naturellement découvrir un corps sans vie rejeté par les mêmes eaux où les recherches et cérémonies s’étaient avéré infructueuses. Deux tantes de James accourent et l’une confirme qu’il s’agit bel et bien de James. Devant un visage méconnaissable, seuls les orteils et autres signes distinctifs ont éveillé la curiosité de sa tante. Cependant, un constat attire l’attention de la famille et autres curieux sur les lieux. La décomposition du corps est plus ou moins superficielle. SELEMANI Pour plusieurs observateurs avertis, ce n’est pas l’aspect que devait présenter un cadavre ayant passé 17jours sous les eaux. Seul le visage présentait de graves lésions. Ainsi, c’est autour de 17h30 que les volontaires de la Croix-Rouge avec les moyens de bord en leur possession ont pu envelopper le corps dans un sac plastique et bien scellé avec une corde pour le cimetière de Lutendele avec à leur suite des membres de famille éplorés dont la grand-mère inconsolable. La famille est une fois de plus sous le choc et le doute est permis. L’infortuné aurait-il trouvé la mort dans d’autres circonstances et le corps déposé dans les eaux il y a peu? Ce qui remonte à la surface la question de la gestion sécuritaire des sites aussi importants comme les abords du fleuve Congo. Aucun dispositif de patrouille ni de secours en cas d’accidents. Des bateaux et autres petites embarcations chavirent au quotidien sur le fleuve Congo sans jamais éveiller la surveillance et de nouvelles mesures de la part du ministère des transports et voies de communication.
De tels événements tragiques doivent interpeller les autorités locales sur le strict respect de fréquentations surtout des jeunes dans les zones non aménagées pour la baignade. Quant on sait que le fleuve constitue également un lieu hautement stratégique pour notre pays en proie à des agressions de toutes parts.
Tyty Kasongo

