Déjà mécontents du traitement salarial qui leur est réservé par l’État congolais depuis plusieurs années ainsi que des promesses non tenues, les médecins des services publics montent unanimement au créneau contre le professeur Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Alors que la plupart des syndicats des médecins des services publics observent une grève sèche, la troisième personnalité de l’État jette de l’huile sur le feu. Selon lui, un médecin généraliste congolais percevrait actuellement un salaire de 2 400 dollars américains, et les effectifs des médecins s’élèveraient à environ 7 800. Il a également affirmé que cette rémunération aurait été revue à la hausse à plus de cinq reprises sous le mandat du président Félix Tshisekedi, alors que, sous Joseph Kabila, un médecin généraliste ne percevait que 300 dollars par mois.
Pour les médecins, ces chiffres ne reflètent pas la réalité. Ils estiment qu’ils démontrent soit que les montants annoncés ne leur sont jamais effectivement versés pourtant prévus , soit qu’il s’agit d’informations erronées.
Selon certains médecins syndicalistes ayant requis l’anonymat, les effectifs avancés sont inexacts et les deux barèmes communiqués par le premier vice-président de l’Assemblée nationale sont tout aussi imaginaires. D’après eux, aucun médecin ne percevait 300 dollars par mois sous Joseph Kabila, pas plus qu’un salaire de 2 400 dollars sous Félix Tshisekedi. Sous le régime du prédécesseur de Félix Tshisekedi, le médecin généraliste gagnait plus au moins 500$ .
À la suite de ces déclarations, les médecins des services publics envisagent de lancer un mouvement de protestation d’envergure afin de dénoncer ce qu’ils qualifient de « faux chiffres » avancés par un membre du bureau de l’autorité budgétaire.
La Rédaction

