Annoncée pour ce mardi 28 avril 2026, la mise en place d’un cadre de concertation entre le secteur de la santé et celui de l’enseignement supérieur et universitaire, destinée à améliorer la formation du personnel de santé en RDC, suscite une vive réaction au sein des syndicats du secteur.
Dans une déclaration faite ce lundi 27 avril, à la veille de la cérémonie officielle de lancement de ce cadre structurant, l’Intersyndicale du secteur santé (ISS), par la voix de son coordonnateur Jean-Fidèle Boyoo, réclame l’intégration des syndicats au sein de cette instance.
Convoquée à la cérémonie de lancement, l’Intersyndicale salue la réforme visant à transformer le système de santé. Toutefois, elle exige d’être associée à la commission interministérielle entre le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Enseignement supérieur.
« Ici, nous sommes là pour réclamer la participation de l’Intersyndicale dans la commission interministérielle créant un cadre de concertation entre le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Enseignement supérieur. À titre de rappel, au sein de la commission des ressources humaines de la santé dont nous faisons partie, cette demande est formulée depuis plus de dix ans », explique Jean-Fidèle Boyoo.
L’Intersyndicale soutient la création de ce cadre, estimant qu’il peut contribuer à résoudre la crise des ressources humaines. Jean-Fidèle Boyoo déplore que certains établissements d’enseignement supérieur et universitaire forment des diplômés sans tenir compte des besoins réels du secteur de la santé.
Si l’Intersyndicale confirme qu’elle prendra part à la cérémonie de signature du cadre, elle déplore en revanche que le banc syndical ne soit pas encore partie prenante.
L’Intersyndicale prévient : « Nous demandons au ministre de la Santé de revenir à la raison et de tenir compte de la participation du banc syndical du secteur santé. Sinon, nous revendiquerons sur place notre participation », lance son coordonnateur.
Osée Kabamba

