Officiellement reconnu par le gouvernement congolais et l’OMS, le virus Ebola de souche Bundibugyo est présent depuis le 17 mai dernier et impacte déjà les relations avec certains pays partenaires.
Le gouvernement canadien a annoncé, dans la soirée du mardi 27 mai, des mesures temporaires visant à empêcher l’introduction de ce virus sur son territoire. Pendant 90 jours, certains documents d’immigration pour les ressortissants des pays concernés seront suspendus.

Il s’agit notamment des visas temporaires, des autorisations électroniques de voyage (AVE), ainsi que de certains visas de résidence permanente déjà approuvés.
En plus de ces mesures sanitaires temporaires, qui concernent également l’Ouganda et le Soudan du Sud, les voyageurs ayant séjourné en RDC ou dans ces deux pays au cours des 21 derniers jours devront respecter une quarantaine de 21 jours, même en l’absence de symptômes, à partir du 30 mai prochain.
Loin de priver les Congolais de l’accès au Canada, le gouvernement précise que cette décision, prise dans un contexte de circulation internationale intense de la coupe du monde , vise à protéger les populations contre ce virus, pour lequel il n’existe pas encore de vaccin approuvé et largement disponible selon les autorités sanitaires.

À ce jour, plusieurs provinces congolaises sont affectées par la souche Bundibugyo d’Ebola, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec plus de 200 décès recensés, y compris parmi les personnels de santé.
A.M

