Après quelques années de tensions caractérisées entre, d’une part, le gouvernement congolais appuyé par les parents d’élèves, et d’autre part l’Église catholique à travers la coordination de ses écoles conventionnées, la crise refait surface, cette fois-ci au lycée Shaumba.
À la tête de cet établissement, le préfet Gaspar Boma Masebi se dresse en adversaire déclaré de la gratuité de l’enseignement, malgré les concessions consenties par l’État et les parents.
Sans passer par les mécanismes établis, notamment l’Assemblée générale des parents, le préfet Gaspar Boma, en collaboration avec sa hiérarchie ecclésiastique, a décidé unilatéralement de revoir à la hausse les frais scolaires de l’année en cours. Ceux-ci passent ainsi de 330 à 500 dollars américains.
Comme justification, la direction évoque la volonté de doter l’école de nouveaux équipements, notamment une salle de pratique pour la section coupe et couture.
Une décision que les parents dénoncent unanimement, d’où l’envoi d’une lettre de dénonciation adressée à la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu.

Pour les parents, la compétence étant d’attribution, l’école ne peut imposer une charge supplémentaire aux familles, d’autant plus qu’elle bénéficie déjà d’une enveloppe de fonctionnement allouée par le gouvernement.
Cette situation risque de devenir une habitude, rappellent les parents, après l’ajout de 30 dollars aux frais scolaires l’année passée pour des raisons similaires. Déjà submergées par la faiblesse du pouvoir d’achat, les familles du lycée Shaumba soulignent que toute modification des frais scolaires doit obligatoirement faire l’objet de discussions préalables entre l’école et les parents.
C’est pourquoi ils sollicitent l’intervention urgente de la ministre de tutelle afin de parvenir à une issue apaisée, dans l’intérêt supérieur de l’éducation nationale.
La Rédaction

