Porté devant la justice depuis 2023, le conflit opposant le SYNAMED à son ancien secrétaire général adjoint chargé de l’administration, le Dr Fabien Nzoko, prend une tournure de plus en plus préoccupante.
Après deux décisions de justice rendues en faveur du Dr Fabien Nzoko, aussi bien en première instance par le TGI/ KALAMU qu’en appel par la COUR D’APPEL de Kinshasa/ Gombe, le dossier connaît aujourd’hui un nouveau développement.
Cette fois, l’affaire oppose le médecin à la Commission nationale de contrôle et de vérification (CONACOVE), dont les animateurs estiment que les décisions judiciaires intervenues jusque-là portent atteinte à leurs intérêts.
Face à cette nouvelle procédure, le Dr Fabien Nzoko dénonce un usage de faux et évoque de possibles arrestations au sein de cette structure du SYNAMED.

Selon lui, alors que la CONACOVE fait partie intégrante du syndicat, elle refuse de se conformer au dernier arrêt rendu le 2 juillet 2025, lequel a annulé les résolutions du premier congrès extraordinaire du SYNAMED qui avait remis en cause les décisions du 3ème congrès ordinaire . Une situation que le médecin qualifie de « gangstérisme syndical ».
Le Dr Fabien Nzoko affirme également que, dans ce second dossier en cours, la CONACOVE, de connivence avec un huissier et autres , aurait procédé à la falsification d’un arrêt avant dire droit. Selon ses déclarations, la date de l’audience aurait été fixée unilatéralement au 11 novembre 2026, alors que le document original, signé par le chef de division Menakuntu Nkoyo Elysée, mentionnerait la date du 11 mars 2026.
D’après le camp du Dr Fabien Nzoko, cette manœuvre viserait à obtenir sa condamnation par défaut. Il soutient notamment qu’il n’avait pas été régulièrement informé des audiences précédentes, le huissier ayant prétendu avoir déposé l’assignation à sa résidence, ce qu’il conteste formellement.
Saisi de cette affaire, le greffier de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe aurait annulé les décisions de l’arrêt avant dire droit du jugé pas authentique .
Réclamant le respect des textes régissant le SYNAMED ainsi que l’application de l’arrêt rendu par la même juridiction le 11 décembre 2025 sous RCA 41.030 au deuxième degré , le Dr Fabien Nzoko appelle les autorités compétentes à suivre de près ce dossier. Selon lui, cette affaire pourrait ternir l’image de la justice congolaise si les allégations de falsification et de manœuvres irrégulières venaient à être confirmées.
Il convient toutefois de rappeler que ces accusations relèvent des déclarations du Dr Fabien Nzoko et qu’il appartient aux juridictions compétentes de déterminer les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées.
La Rédaction

